Lundi 23 novembre 2009
Publié
le 2009-11-23 16:19:41
par marcopolo
Lundi 23 novembre 2009
Publié
le 2009-11-23 16:09:47
par marcopolo
Lundi 5 mai 2008
Publié
le 2008-05-05 09:48:26
par marcopolo
Moucharabiah (Poésie arabe)
Moucharabiah.

extraits de poésie arabe.
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Parmi tous les vêtements, que Dieu confonde le voile!
tant que nous vivrons, ce sera un fléau pour les jeunes.
Il nous cache les belles, sans que nous puissions les voir,
camoufle les vilaines pour nous induire en erreur.
Adieu
O Mayya! Tes lèvres par un orfèvre ciselées,
après le sommeil, et ton corps, tendre rameau brisé!
Je revois les deux prunelles, un cou gracile et blanc;
je revois les flancs alanguis ou affleure le sang,
uniques, tirant la poursuite, au mépris des gazelles...
nous tuant sans pitié, sous le blâme et la réprimande.
Elle a vu ma pâleur, elle a vu mes rides multiples,
après les injures du temps et du siècle superbe,
dépouillant tout mon corps de sa frondaison de jeunesse;
feuilles mortes, quand on agite un rameau nu, qui tombent...
ou plutôt j'ai rompu l'étreinte, acceptant le refus,
et la soeur des Banou-Labîd en a été surprise.
DHOU'L-ROUMMAH (117-735)
Sur le sable, l'empreinte de nos corps
Arrêtons-nous et pleurons au souvenir de l'aimée.
Maison près du banc de sable entre Dakhoul et Harmal,
Toudiha et Migrat, les vents du Nord et du Midi
leur étoffe ont tissé mais n'ont point effacé sa trace.
Mes compagnons près de moi ont arrêté leurs montures,
disant: "Maîtrise-toi et fuis cette affliction mortelle."
Ma guérison, amis, c'est de laisser couler mes larmes;
mais doit-on s'affliger d'une trace effacée?
N'as-tu pas courtisé Oumm-oul-Houwayreth avant elle,
et puis encore la belle Oumm-oul-Rabab à Ma'sal?
Quand elles se levaient, des effluves de musc partout
se répandaient, parfum d'oeillet porté par le zéphyr.
En les quittant, d'abondantes larmes avaient coulé
jusqu'à ma gorge et mon ceinturon en était mouillé.
Oui, plus d'un jour parfait d'elles tu as pu obtenir,
et surtout, parmi ces jours, celui de Darah-Djouldjoul.
Et cet autre ou j'ai tué mon cheval pour les pucelles,
quelle surprise de les voir toutes décamper sous leur charge!
L'une à l'autre, les morceaux elles s'étaient arraché,
la viande, puis la graisse aux bords frangés comme la soie.
Je suis entré un jour dans le palanquin d'Onayza...
"Malheur! Tu vas me forcer d'aller à pied, me dit-elle."
et entre-temps le palanquin ployait avec nous deux...
et puis: "Descends, Imrou'l-Quays, tu fatigues ma bête."
Et moi de lui répondre: "Va, laisse filer sa longe;
ne m'éloigne pas, de grâce, de ton fruit qui distrait...
J'ai visité des femmes comme toi, et même enceintes,
qui ont laissé leur nourrisson, entouré d'amulettes...
S'il pleurait, de moitié se tournaient vers lui, et mon soc
les pourfendait tranquillement, sans être détourné."
L'une un jour se refusa sur la colline de sable,
s'obligea de rompre, par un serment indissoluble.
Doucement! ô Fatima, après ta coquetterie.
modère-toi, même si la rupture est décidée.
Cela t'a-t-il séduite de voir ton amour me tuer,
de constater que mon coeur t'obéit sans murmurer?
Si quelque créature t'a poussée à ma haïr,
sépare nos habits: tu verras qu'unique en est la trame.
Tes beaux yeux n'ont pleuré qu'afin de mieux lancer les traits
qui ont blessé à mort un coeur déchiré de douleur.
Au coeur même d'une alcôve imperméable au désir,
avec ma belle à loisir j'ai savouré mon bonheur.
J'avais passé à travers une troupe de gardiens
qui me guettaient, me préparant une mort infamante;
lorsque dans le ciel la Pléiade s'était déployée,
comme un assortiment de perles sur une ceinture,
je suis entré, alors qu'elle avait pour dormir ôté
près du rideau ses habits, sauf la tunique légère.
"Non! Par Dieu! Ta ruse n'a pas de cours ici, dit-elle,
je vois que tes séductions sont loin de disparaître."
Je l'emmène aussitôt, lui ouvrant le chemin, mais elle,
traînant un manteau d'homme à terre, effaçait nos deux traces.
Lorsque nous eûmes traversé la place du village
et atteint le fond d'un vallon encerclé par les dunes,
de mes mains sur ses tempes je l'incline, elle se ploie
sur moi, taille mince et jambe prospère, ornée d'anneaux.
Svelte et blanche, elle n'offrait aucune ample solitude;
sa poitrine était lisse et polie ainsi qu'un miroir.
Reflets de refus ou désirs sur un visage lisse,
oeil complaisant d'un fauve de Wadjrah sur son petit,
un cou aussi beau que celui de la gazelle blanche,
délicat, lorsqu'il se dresse, et sans aucun ornement;
la chevelure abondante et très noire, ornant le dos.
riche ainsi qu'un rameau de palmier chargé de fruits;
et ses boucles rebelles se relèvent indomptées,
noyant les rubans dans un flot d'ondes enchevêtrées;
des flancs délicats, souples comme une corde tressée;
la jambe, un cep soutenu dans une terre irriguée,
et des miettes de musc dessus sa couche éparpillées,
elle dort, le soleil haut, en tenue négligée.
Elle prend, elle reçoit avec de tendres mains souples,
vrilles des vignes de Zabyi ou cure-dents d'Ishil;
à l'entrée de la nuit, elle dissipe les ténèbres,
tel un feu, la nuit, d'un moine voué au célibat.
L'homme doux s'éprend avec ardeur de femmes comme elle,
ayant ainsi grandi entre cuirasse et bouclier.
Pucelle dont l'or jaune fait ressortir la blancheur,
qu'a fait fructifier une eau abondante et salutaire...
les insensés parmi les hommes se sont consolés
de leur amour, mais le mien, mon coeur ne peut l'oublier.
IMROU'L-QUAYS (environ 540)
De ses longs cheveux se voilant...
Le voile a glissé sans qu'elle voulût
le voir tomber.
D'une main le saisit et de l'autre,
nous fit signe
d'avoir à craindre Dieu, en réprimant
notre curiosité avide.
Une main aux doigts teints,
souple, aux extrémités déliées
comme fruits de l'anam,
qui semblent ne pouvoir
se nouer, tant est grande
leur délicatesse.
Puis, de ses longs cheveux noirs,
à demi bouclés, se couvrant,
elle se ploya comme la vigne s'appuie
sur l'étançon qui la soutient.
Puis elle te regarda comme
pour te rappeler que, malgré sa prière,
tu aurais pu obtenir ce que
tu n'as pas essayé de prendre...
lourd regard d'attente qu'un malade
adresse à ceux qui viennent lui rendre visite.
AL-NABIGHA AL-DHOUBYANI (environ 535-604)
Partage
J'éprouve une honte aux regards des humains quand je vois
les amants se succéder, et pense à mon successeur,
Quand, après un amour total, je m'abreuve à ta bouche,
et j'accepte de toi une étreinte atténuée,
Je vois toujours des fétus de paille dans une eau trouble,
et quand s'y abreuvent beaucoup de gens, elle est fangeuse.
Palanquin
Je n'ai cessé de suivre les traces de la tribu,
jusqu'à ce que j'aboutisse devant le palanquin.
De son gîte alors je m'approchai à la dérobée
pour me glisser enfin par le chemin secret vers elle.
Entre la peau douce de ses mains teintes de henné,
elle tint ma tête pour en connaître le toucher.
"Par mon frère vivant et par la bonté de mon père,
dit-elle, j'alerte mes gens, si tu ne sors d'ici."
Par crainte des cris j'allais sortir quand elle sourit;
je vis alors que son serment ne serait pas tenu.
J'embrassai sa bouche, tenant ses boucles dans mes mains,
ivre, savourant l'eau fraîche dans le creux d'un rocher.
Une seule nuit avec toi...
Encore enfant,
je me suis lié
par le désir d'elle,
et ce désir avec moi
n'a cessé de croître en âge
jusqu'à ce jour,
et d'augmenter en force
et en intensité.
J'ai donc dilapidé
ma vie,
en attendant qu'elle veuille bien
m'accorder ses dons;
et, en elle,
mes jours nouveaux,
je les ai transformés
en guenilles fatiguées.
Puissé-je enfin
passer une seule nuit
avec toi
à Wadi'l-Qoura!
Alors je m'estimerai
heureux.
Car auprès d'elle
et de ses compagnes,
les propos les plus bénins
me seraient
un sourire,
et tout assassiné
deviendrait
un martyr.
DJAMIL (environ 700)
Marco Polo ou le voyage imaginaire (poésie arabe de René R.Khawam) février 2005, Jean-Pierre Lapointe (poésie accompagnée de manuscrits arabes, musique from Midi World Archives)
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| Moucharabiah
Lundi 5 mai 2008
Publié
le 2008-05-05 09:44:21
par marcopolo
L'art d'aimer d'Ovide
L'Art d'aimer d'Ovide. Livre Premier
Comment jeunes gens, chasser la femelle.
Préambule
L'Art doit gouverner l'Amour
S'il quelqu'un, quelque part, ne connaît rien de l'Amour,
qu'il lise ce poème, et qu'il soit instruit ainsi de l'Art d'Aimer.
Ce n'est pas l'inspiration des divinités
qui me dicte ce poème, mais bien l'expérience.
Écoute alors ce poète instruit par la pratique;
je ne te chanterai que la vérité qui est la mère de l'Amour.
Voici le plan de ce poème:
Soldat qui affrontes, pour la première fois, des combats où tu es novice,
préoccupe-toi en premier lieu, de trouver l'objet de ton amour,
consacre-toi ensuite, à séduire la jeune fille qui t'a plu,
et enfin, exerce-toi à faire durer cet amour.
C'est le chemin que tu dois suivres si tu es avide d'aimer.
Voici les endroits où je te conseille de chasser:
Toi qui recherches un objet qui fixe ton amour pour longtemps,
apprends d'abord où se trouvent en grand nombre les jeunes filles.
Pour trouver, tu n'auras pas à parcourir une longue route.
Tant et de si belles filles se rencontrent dans ta ville, que l'on peut dire:
"Notre ville possède tous les genres de beauté qu'a pu produire l'univers."
Si tu es séduit par le charme de plus jeunes qui ne sont pas encore femmes,
s'offrira à tes yeux une jeune fille encore vierge.
Si tu préfères une beauté déjà épanouie?
Te plairont alors, mille d'entre-elles, dont la beauté est éblouissante,
que, malgré toi, tu ne sauras où fixer ton choix.
Mais si, par hasard, tu aimes celle d'âge mûr et plus experte dans l'art de l'amour,
la meute sera alors plus abondante.
Les promenades et édifices publics sont des endroits favorables:
Tu n'as qu'à faire lentement les cent pas sur les voies publiques dans les marchés publics
et les lieux de commerce ou dans l'ombre des grands jardins aménagés.
N'oublie surtout pas les foires, et les fêtes de toutes sortes.
Ne fuis pas non plus les lieux sanctifiés non plus que les lieux qui ne le sont pas
car on y rencontre toutes sortes de femmes, des saintes et d'autres qui ne le sont plus.

Les arênes sont également bien:
Les arênes, qui pourrait le croire, conviennent à l'Amour, et,
tout bruyants qu'ils soient, souvent une flamme y est née.
En ces lieux, souvent, un beau parleur ne peut trouver les mots pour séduire;
de nouveaux intérêts l'occupent et c'est pour lui-même qu'il plaidera.
Le théâtre, l'endroit chéri par les mélomanes:
C'est surtout au théâtre avec ses gradins en demi-cercle que la chasse sera la meilleure:
ces lieux t'offriront plus que tu ne peux espérer.
Tu trouveras là, de quoi aimer, de quoi lidibiner, de quoi conquérir au passage,
de quoi nouer une liaison durable.
Les femmes dans leurs plus beaux atours, se pressent aux spectacles où va la foule;
j'ai souvent hésité de faire un choix devant leur trop grand nombre.
Elles y viennent pour voir; mais aussi pour être vues;
l'endroit est des plus périlleux pour leur chaste pudeur.
Tu regardes derrière toi, tu repères de l'oeil la femme que tu désires,
alors s'agitent dans ton coeur, mille pensées licensieuses.
Crois-en mon expérience, le théâtre est rempli de pièges pour les belles
si tu sais t'y prendre et en faire bon usage.
Fréquente également le stade où de rares femelles feignent d'aimer la joute:
Ne néglige pas non plus les champs de courses où rivalisent des chevaux fringants.
Le public qui les fréquente, offre de multiples occasions.
Tu n'auras pas besoin du langage des doigts pour exprimer tes secrets,
et les signes de tête ne sont pas nécessaires pour que tu aies une marque d'assentiment.
Assieds-toi contre celle qui te plaît, tout près, nul ne t'en empêche;
approche ton corps le plus possible du sien; la disposition des lieux
et la dimension des sièges force les gens à se serrer, et la belle à se laisser toucher.
Engage une conversation qui te servira de trait d'union,
et que tes premières paroles portent sur des banalités.
Si une poussière s'accroche à la poitrine de ta belle, que tes doigts l'enlèvent aussitôt
mais n'hésite pas à le faire s'il n'y en a pas.
Tout doit servir de prétexte à ta galanterie.
Si son manteau est trop long, soulève-le avec empressement pour qu'il ne traine point dans la boue.
En récompense pour ce zèle officieux, sans que ta belle puisse s'en fâcher,
tes yeux verront des jambes qui en valent la peine.
La zone historique de la ville est un endroit prisé:
Et lorsque débarquent, des wagons luxueux, des troupeaux d'étrangères.
Dans cette foule égarée, tu n'auras pas été le seul à trouver l'objet passager à aimer.
La langue n'a pas pour seule fonction celle de parler,
applique-toi plutot à baiser celle qu'elle t'offrira.
Combien, hélas, sentirent ainsi pour une pure étrangère les tourments de l'amour!
Assure-toi de toujours triompher:
N'hésite pas à raconter tes expériences, tes voyages
et les aventures amoureuses qui sont le sujet de ta prose.
Jeunes gens et jeunes filles assisteront pleins de joie et pêle-mêle, à ton triomphe;
tous, le coeur dilaté par ce jour où tu triompheras;
si l'une d'elles demande le nom des héros, ou bien quels sont ces lieux, ces montagnes,
ces rivières dont tu décrits la beauté, tu dois répondre sans attendre les questions;
même quand tu ne sais pas, parle comme si tu connaissais la chose à fond.
Tu trouveras toujours des noms à mettre sur les lieux, les visages,
exacts si tu peux, du moins qu'ils soient vraisemblables.
Comment tu dois te comporter à table:
Tant d'occasions se présentent à table, durant les repas,
et le bon vin n'est pas la seule chose qu'on puisse y goûter.
Le vin est la boisson qui rend les coeurs aptes aux échanges amoureux;
les soucis s'envolent et se noient dans de multiples libations.
C'est alors que le rire naît; que le pauvre devient hardi; que la douleur disparaît,
et nos soucis et le stress qui rides notre front.
Les âmes s'ouvrent alors en une franchise trop rare à notre époque;
c'est que Bacchus chasse les artifices en nous.
Là souvent le coeur des jeunes hommes a été captivé par des belles;
Mais n'accorde pas trop de foi à la trompeuse clarté de la lampe,
pour juger de la beauté, la nuit et le vin sont de mauvais conseil.
C'est de jour et en plein air qu'il te faudra choisir.
La nuit dissimule les taches et est indulgente à toutes les imperfections;
à ces heures-là, toute femme te semblera belle.
Laisse-toi conseiller par la clarté du jour pour juger des traits du visage
et des lignes du corps de la belle que tu choisiras pour tes ébats nocturnes.
Et comment agir en dehors de la grande cité:
En dehors de la grande cité, dans les grandes banlieues et la campagne
on ne peut compter les lieux propres à la chasse aux belles.
En quittant ces endroits propices aux congrégations de femmes plus d'un,
le coeur percé d'une blessure s'est écrié:
"Non, je ne crois point ceux qui disent que ces lieux sont sans danger pour la faune."
Marco Polo ou le voyage imaginaire (interprétation d'un texte ancien) ©2003 Jean-Pierre Lapointe Musique Bruce DeBoer, empruntée aux archives du Web.
Livre Premier: deuxième chapitre
RETOUR À MARCO POLO OU LE VOYAGE IMAGINAIRE
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| L'Art d'aimer
Lundi 5 mai 2008
Publié
le 2008-05-05 09:34:17
par marcopolo
Le Jardin Parfumé (introduction)
Des remarques générales au sujet de la Copulation
Plaise à Dieu, qui a placé le plus grand plaisir de l'homme
dans les parties secrètes de la femme, et a destiné les parties secrètes
de l'homme à procurer le plus grand plaisir à la femme.
Il a doté les parties de la femme d'une sensation agréable et satisfaisante
que jusqu'à ce qu'elle ait été pénétrée par l'instrument de l'homme;
c'est ainsi que les organes sexuels de l'homme ne connaissent ni le repos ni
la quiétude jusqu'à ce qu'ils soient entrés dans ceux de la femelle.
C'est ainsi que s'effectue l'opération mutuelle.
Cela se produit entre ces deux acteurs qui luttent, et qui s'imbriquent,
en une sorte de combat animé. En raison du contact des parties inférieures des deux
abdomens, le plaisir vient bientôt par surgir. L'homme se met au travail comme
s'il pilonnait ardemment, alors que la femme le seconde par des mouvements lascifs;
vient finalement l'éjaculation.
Le baiser sur la bouche, sur les deux joues, sur le cou, aussi bien que la succion
de la chair des lèvres, sont des cadeaux de Dieu, destinés à provoquer
l'érection au moment favorable. Dieu est également Celui qui a embellis
la poitrine de la femme avec des seins, l'a pourvue d'un double menton, et a donné
des couleurs brillantes à ses joues. Il l'a également dotée d'yeux
qui inspirent l'amour, avec des cils comme des lamelles polies.
Il l'a pourvue d'un ventre arrondi et d'un beau nombril ainsi que
d'une croupe majestueuse; et toutes ces merveilles sont soutenues par les cuisses.
C'est entre ces dernières que Dieu a placé l'arme du combat; quand celle-ci
est suffisamment équipée de chair, elle ressemble à la tête d'un lion.
Cela s'appelle la vulve. Ah! combien d'hommes sont morts à cette porte?
Et combien de héros reposent sur elles!
Dieu a pourvu cet objet d'une bouche, d'une langue, de deux lèvres rouges
avec des plissements; cela ressemble à la trace du sabot de la gazelle
dans les sables du désert.
Le tout est soutenu par deux colonnes merveilleuses, témoignant de la force et
de la sagesse de Dieu; elles ne sont pas trop longues ni trop courtes;
et elles sont gratifiées de genoux flexibles, de mollets, de chevilles et de talons,
sur lesquels reposent des bracelets précieux qui produisent des cliquetis tout le
temps de la copulation.
Puis le Tout-Puissant a plongé la femme dans une mer de splendeurs, de volupté,
et de délices, et il l'a couverte de vêtements précieux,
avec des ceintures brillantes et des sourires provocants.
Ainsi, félicitons et exaltons Celui qui a créé la femme et toutes ses beautés,
avec ses chairs appétissantes; qui lui a donné des cheveux, un joli visage,
une poitrine avec des seins qui se gonflent, et des manières amoureuses,
qui font naître les désirs.
Le Maître de l'univers a consacré sur elle l'empire de la séduction;
tous les hommes, faibles ou forts, deviennent tous faibles
pour l'amour de la femme. Par la femme, nous avons le choix entre
la sociabilité ou la dispersion, le séjour ou l'émigration.
L'état d'humilité dans lequel sont les coeurs de ceux qui aiment et sont séparés
de l'objet de leur amour, fait leurs coeurs brûler avec le feu de l'amour;
ils sont opprimés d'un sentiment de servitude, de mépris et de misère;
ils souffrent sous les vicissitudes de leur passion: et tout ceci par suite de leur
désir brûlant pour le contact charnel.
Moi, le serviteur de Dieu, et je Lui en suis reconnaissant, que personne ne puisse
pas un jour tomber amoureux des belles femmes, que personne ne puisse
échapper au désir de les posséder, que ce soit par le changement,
le vol, ou la séparation.
Je témoigne qu'il n'y a qu'un seul Dieu, et que Celui-ci n'a aucun associé.
J'adhérerai à ce témoignage précieux jusqu'au jour du dernier jugement.
Je témoigne également à notre Seigneur et Maître, Mohammed, le serviteur
et l'ambassadeur de Dieu, le plus grand des prophètes (que la bénédiction
et la pitié de Dieu soient avec lui et avec sa famille et ses disciples!).
Je garde des prières et des bénédictions pour le jour du châtiment, ce moment terrible.
Marco Polo ou le voyage imaginaire (interprétation d'un texte ancien) ©2003 Jean-Pierre Lapointe Musique empruntée aux archives du Web.
Livre premier
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| Le Jardin Parfumé
Vendredi 15 février 2008
Publié
le 2008-02-15 08:51:02
par marcopolo
ANANGA-RANGA
ANANGA-RANGA Traité Hindou de l'Amour Physique.
des quatre ordres de femmes.
Introduction à l'ananga-ranga
"Soyez purifié par Parvati
la déesse-montagne
Shambou la femme de Siva
qui a coloré les ongles de ses mains,
blancs alors comme les eaux du Gange,
avec de la laque,
après avoir vu le feu sur le front de Shambou;
qui a peint ses yeux avec du collyre,
après avoir vu les teintes sombres du cou de Shambou,
et dont tout le poil s'est hérissé de désir,
après avoir vu dans un miroir les cendres sur le corps de Shambou!
l'Ananga-Ranga est dédié à qui désire étudier l'art
et les mystères du plus grand plaisir de l'homme,
et à ceux même qui possèdent le mieux
la science et la pratique de l'amour et de la volupté!
Ainsi donc, vous tous qui lirez ces lignes,
vous saurez quel délicieux instrument est la femme,
quand on sait en jouer avec art;
combien elle est capable de produire
la plus exquise harmonie,
d'exécuter les variations les plus compliquées
et de donner les plus divins plaisirs."
des quatre ordres de femmes:
Comme pour la musique, il existe de nombreux types d'instruments ou tempéraments de la femme parmi lesquels tu devras choisir celui qui te convient.
la Padmini qui signifie sayujyata-moksha ou femme-lotus celle que tu pénètres et que tu transformes ainsi en l'essence de Dieu
la Chitrini qui signifie samipyata-moksha ou femme-artiste celle qui te laisses la pénéter croyant que tu es Dieu lui-même
la Shankhini qui signifie sarupata-moksha ou femme-conque celle qui se donne à toi comme si c'était à Dieu lui-même
la Hastini qui signifie salokata-moksha ou femme-éléphant celle qui se laisseras pénétrer par toi comme si tu entrais dans la demeure de Dieu
des quatre ordres de moksha ou dispense de Transmigration ultérieure.Ces quatre divisions de la femme, selon leur tempérament, correspondent aux phases de la Moksha la dimension spirituelle de la jouissance sexuelle. s ayujyata:absorption dans l'essence de Dieus amipyata:approche Divines arupata: la ressemblance à Dieu
s alokato: la résidence dans la maison de Dieu
de l'art de distinguer de quel ordre est la femme
C'est par l'observation, que tu apprendras à la regarder car ne suffit pas de rencontrer la femme il faut aussi la reconnaître, celle parmi tant de femmes qui saura te satisfaire.
p admini la femme en forme de lotus
son visage est plaisant comme l'est la pleine lune son corps est bien en chair comme le Shiras et il est doux comme la fleur de moutarde sa peau est fine elle est tendre et belle comme si c'était le lotus jaune sa chair n'est jamais noire mais elle est chaude elle est pleine d'effervescence comme si c'était un nuage qui vient d'éclater ses yeux sont brillants et ils sont beaux comme les yeux du faon ses seins sont durs, ils sont pleins et relevés comme des phares érigés son cou est taillé comme un gentil coquillage il est si délicat que j'y vois la salive au travers son nez est droit il est gracieux j'y vois trois rides dessinées qui se prolongent jusqu'à l'endroit où se cache son ombilic son Yoni ressemble à un bouton de lotus il s'entrouve et j'y puis goûter à sa liqueur d'amour elle est parfumée comme celle du lis épanoui elle marche avec la noblesse d'un cygne et sa voix est grave elle jacasse elle est comme la musique de l'oiseau Kolila elle est de blanc vêtue elle porte de fins bijoux et de riches parures elle mange peu et elle dors avec légèreté elle est décente et religieuse en même temps elle est adroite et courtoise sa préoccupation continuelle est d'adorer les dieux et de jouir des conversations avec les Brahmanes c'est ainsi qu'elle est padmini, pour moi pour toi et pour les autres la femme en forme de lotus
c hitrini la femme-artiste
elle est ni grande ni petite juste ce qu'il faut ses cheveux sont noirs comme les ailes d'une abeille, elle a le cou fin, il est rond et brillant comme l'écaille son corps est délicat sa taille est élancée comme celle du lion ses seins sont durs et bien remplis ses cuisses sont rondes comme faites au tour et ses hanches sont divinement saillantes son Yoni est découvert et il est sans poil son Mont de Vénus est doux au toucher il est proéminent et rond sa salive d'amour est chaude au goûter elle est abondante et elle a le parfum du miel et durant l'acte charnel son vagin produit un son comme une noix que l'on brise ses yeux sont mobiles elle marche avec coquetterie comme se balance l'éléphant sa voix résonne quand elle chante comme celle du paon elle aime le plaisir et aussi la distraction elle excelle dans toute sorte d'exercices elle est experte dans l'usage de ses mains ses désirs charnels ne sont pas violents elle aime les perroquets ainsi que tous les oiseaux elle est chitrini une femme-artiste quand toi ou moi nous l'aimons
s hankhini la femme-conque
elle a un tempérament bilieux sa peau est toujours chaude et elle est bronzée ou d'un jaune brun sombre comme la couleur du chocolat son corps est grand sa taille est épaisse ses seins sont petits comme des miches de pain sa tête, ses mains et ses pieds sont minces et longs elle regarde du coin des yeux son Yoni est moite sa salive d'amour y suinte toujours il a la saveur du sel prononcé sa fente est entourée d'un poil très épais sa voix est rauque et rude une voix de basse ou de contralto sa démarche est précipitée elle mange avec modération et lui plaisent les habillements les fleurs et les parures de couleur rouge elle a des accès de passion amoureuse qui lui échauffent la tête et troublent son cerveau et au moment de jouir elle enfonce ses ongles dans ta chair elle est colérique elle a le coeur dur elle est insolente et parfois vicieuse elle est irrascible et toujours disposée à te chercher querelle ainsi elle est shankhini la femme-conque qui se laissera aimer par toi ou moi
h astini la femme-éléphant
elle est de petite taille son corps est trapu et robuste elle est blonde, sa peau est d'un blanc mat comme un nuage ses cheveux sont bronzés comme du charbon ses lèvres sont fortes, elles sont épaisses et sensuelles sa voix est rude, sourde et rauque comme le tonnerre son cou est penché son allure est lente et elle marche en s'incliant elle a les orteils crochus à un pied sa salive d'amour a la saveur du suc comme au printemps celui qui coule des arbres ses tempes sont larges comme celles de l'éléphant elle est paresseuse quand nous copulons une baise prolongée peut seule la satisfaire la plus longue étant toujours la meilleure sans pouvoir jamais la satisfaire hastini ainsi elle est la femme-éléphant qu'il faut aimer aussi Maintenant que tu as choisi celle, parmi les femmes, qui convient le mieux à tes cordes, ne crois pas la tâche accomplie pour autant, car pour la satisfaire pleinement durant l'acte charnel, il te faudra étudier beaucoup d'autres préceptes que tu devras suivre.
Marco Polo ou le voyage imaginaire (Ananga-Ranga, traité Hindou de l'amour physique.) ©2002 Jean-Pierre Lapointe Musique empruntée aux archives du Web.
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| Ananga-Ranga
Mercredi 2 janvier 2008
Publié
le 2008-01-02 08:58:28
par marcopolo
Viens, rejoins-moi au banquet de l'Amour
Viens, rejoins-moi au banquet de l'Amour.
Un conte homosexuel inspiré du Banquet et du Phèdre de Platon.

Le Menu du Jour et la Carte des vains Désirs.
LE BANQUET EST SERVI SANS COMPLAISANCE:
Tous les plats et services sont inclus:
| Platon: Plats cuisinés et assaisonnés par des extraits du Banquet et du Phèdre de Platon:. |
LE BANQUET EST SERVI À LA CARTE:
Les plats du Premier service:
Marco Polo: à la recherche de la sciende de l'Amour, la rencontre avec Socrate dans les rues d'Athènes. Salle du banquet: où sont servis les mets de l'Amour, les invités au banquet et ceux qui s'y sont invités. Pausanias: sur les vertus aphrodisiaques et l'Amour du vin. Eryximarque:: sur la nécessité de créer un hymne à la gloire du Dieu Amour. Phèdre: sur les bienfaits de la vertu chez l'amant inspiré par l'Amour. Pausanias: sur l'existence de deux dieux Amour comme de deux Aphrodites.
| Les plats du Second service:
Aristophane: sur la nature d'Amour et comment deux êtres essaient de n'en faire qu'un seul. Agathon: sur l'éloge au dieu Amour, la nature, la beauté et les vertus de l'Amour. Socrate: sur l'Amour et les objets du désir aussi que sur l'Amour de la Beauté.
| Les plats du Troisième service:
Socrate: sur quel genre d'Amant faut-il faire son choix. Phèdre: sur la différence entre l'Amant qui aime et celui qui n'aime point. Alcibiade: sur l'intrusion de l'Amant au banquet et comment il s'indiqne de l'infidélité de Socrate. Socrate: sur la réplique aux invectives de l'Amant éconduit et sur les conseils à l'intention d'Agathon.
| Le dernier plat, le dessert:
Diotime de Mantinée: sur l'enseignement aux choses de l'Amour et la nature diabolique d'Amour. Diotime de Mantinée: sur l'immortalité, l'objet de l'Amour ainsi que les vertus de l'enfantement. Marco Polo: le mot de la fin du voyageur solitaire et l'invitation au banquet de l'Amour.
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Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes homosexuel, avril 2002) © 2002 Jean-Pierre Lapointe (hommage à Platon et aux classiques, musique Coincidence de Daniel Lovas Midi World Archives)
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| Le Banquet de l'amour
Vendredi 2 novembre 2007
Publié
le 2007-11-02 21:40:58
par marcopolo
Sapho
Sappho, la poétesse de Lesbos.
Un hymne lesbien dédié à l'immortelle Aphrodite.


O immortelle Aphrodite, fille de Zeus,
qui engendre l'intrigue,
je t'en supplie, ne laisse point le dégout
ni le chagrin affliger mon âme.
Mais viens ici,
n'as-tu jamais auparavent écouté mes prières,
quant tu venais,
après avoir quitté la maison dorée de ton père,
derrière ton char attelé de rapides et beaux passereaux,
ils t'entraînaient vers la terre ombragée,
secouant leurs ailes serrées
et du haut du ciel franchissant l'éther azuré,
Ils accouraient très vite;
Et toi, bienheureuse Maîtresse,
Le sourire sur ton visage immortel,
Tu me parlais ainsi:

"Quelle autre souffrance
ma tendre Sappho, t'afflige ainsi,
pourquoi crier vers Moi,
quel désir, si ardent soit-il, travaille ton coeur insensé:
Quelle est donc celle, pour qui, tu me supplies,
aussi Persuasive que je puisse être,
De partager avec toi son amour?
Qui donc te fait injure, ma douce Sappho?
Si elle te fuit maintenant,
bientôt elle te poursuivras;
si elle refuse tes avances;
elle s'offrira d'elle même;
si elle ne t'aime pas,
elle t'aimera bientôt,
qu'elle le veuille ou non."
O très chère Reine
Cette fois encore, viens à moi,
délivre-moi de mes âpres soucis,
tout ce que désire mon âme, exauce-le,
et sois toi-même mon alliée dans ce combat."

Elle est Pour moi
L'égale des déesses
Assise tout près de moi
J'écoute sa douce voix me parler
J'entends son rire candide
Qui fait battre mon coeur
A la voir juste un instant
Je voudrais lui parler,
Ma langue résiste
Et subitement,
Un feu subtil court sous ma peau,
Mes yeux ne voient plus,
Mes oreilles bourdonnent
La sueur ruisselle sur mon corps
Un frisson, soudain, me saisit.
Je deviens aussi verte qu'une plante
Et je semble, dans ma folie,
Moins que morte,
Mais il me faudrait oser,
Oser pour m'envahir toute entière en elle.

Ne prétends-tu pas que
la plus belle chose qui soit au monde,
est un attroupement de garçons ou d'éphèbes;
ou encore, une cavalerie de mâles.
Mais pour moi,
la plus belle chose qui soit au monde,
c'est elle, la belle dont je suis éprise.

Il m'est aisé de te convaincre de cette vérité.
A preuve, Hélène, qui avait le choix
entre tant de beaux mâles
Et qui choisit entre tous,
celui qui devait être le tombeur de Troie.
Sans se soucier de ses amours présents
Entrâiné par l'enjoleuse Kypris
il alla aimer au loin
en cela infidèle envers ses maîtresses
sa femme, ses enfants, sa patrie.
Ah combien volage est la femme qui,
dans sa légèreté, ne pense qu'au présent.

Nul n'évoque à présent le souvenir d'Anactoria,
dont la démarche gracieuse, et le visage éclatant,
me feraient plus plaisir à voir que tous les mâles Lydiens
délestés de leurs armures guerrières
et qui me chargeraient à mon réveil.
Je sais bien: on ne peut s'offrir en partage
Le bonheur parfait
Mais désirer qu'une part infime de celui-ci,
Me pousse à dérober son coeur à l'improviste.

Lorsque je te vois dans mes bras
il me semble que tu es plus belle qu'Hermione
et bien que ce soit téméraire de ma part
je peux te comparer à la blonde Hélène,
s'il m'est permis de te comparer à une déesse.
Sache qu'à la vue de ta beauté
je reste éveillée la nuit
et tous mes soucis s'envolent

Je t'en supplie, Congyla, reviens-moi
et apparais-moi dévêtue de ta tunique
Et que ta beauté enflamme mes désirs!
De voir ainsi, enjôleuse, ta chair couleur de lait
me fait tressaillir de désirs?
Que la déesse de Chypre,
que j'invoque dans mes prières
Ne te reproche pas de me faire t'aimer ainsi
Serai-elle jalouse que je t'en aimerais autant
.....

Comme le vent qui vient de la montagne
fait trembler les arbres
Eros fait frisonner mon âme.
Et je me vois dépérir
Si pour un instant tu n'es plus là.
Je ne sais plus ce qu'il me faut faire
je sens mes pensées louvoyer entre deux voies
L'une me mène à toi,
L'autre, tu t'en doutes un peu
Mais ne t'en dirai rien,
Eros pourrait-il comprendre?

Tu es là et je t'en remercie.
J'aspirais après toi
Tu as allumé en mon âme
Un désir qui la dévore sans cesse
Accepte, ô très chère Gyrinna
D'entrer en mon âme
Et puisses-tu jouir avec moi
Aussi longtemps que je fus privé
De ta présence auprès de moi.

Je veux
Étendre ton beau corps fatigué
Sur le matelas soyeux
De mon tendre corps
Je veux t'aimer
Autant qu'il se pourrait
Aimer un mâle batailleur

Jamais, jeune vierge
En aucun temps
En aucun espace
Sous quelque soleil
Dans quelque paradis
Ou Adès s'il se peut
Ne pourrait exister
Qui puisse se comparer à Toi
J'ai aimé plus qu'il n'en faut
La belle Héro de Gyaros
Plus rapide à la course
Qu'instruite en l'art d'aimer.
Je lui ai enseigné les chants
Qui tourmentent sur son trône
L'amoureuse Aphrodite
Dont le sourire cruel
Transcende la joulousie.

Je t'ai aimée, Atthis, depuis longtemps
Qui te croyait inexpérimentée en amour
Mais puisque je suis ton amie
Choisie une vierge plus jeune
Car je ne consentirai pas
Ta jeunesse étant le plus beau des biens
A vivre avec toi en amante vieillie.
Je me suis assoiffée de toi
Comme un enfant au sein de sa mère
Toi, objet de mes soucis.

Elle m'a quitté
Et je n'ai plus que le souvenir
De ces douces nuits,
enlaçées l'une à l'autre;
Couchée près de moi,
Sur ce lit moelleux,
Je me suis gavé à ses seins laiteux
J'ai bu la liqueur amère à sa bouche
J'ai goûté au nectar débordant de sa vulve
J'ai griffé sa chair de caresses sanglantes
Elle apaisait toutes mes soifs.
Et voici venir, amer et doux,
L'invincible Eros
Ce briseurs de rêves
Qui me tourmente à nouveau
Et qui t'éloigne de moi,
Chère Atthis
Qui succombes à nouveau
Haletante, et brulante
Au baiser d'Andromède.

Tu es
Plus belle qu'Aphrodite
Tu es
Plus blanche que le lait caillé
Tu es
Plus mélodieuse que la lyre
Tu es
Plus superbe qu'un cheval
Tu es
Plus charmante que la rose
Tu es
Plus précieuse que l'or
Tu es
Plus amante qu'un amant

Tu es
Comme la pleine lune
Éclatante de beauté
Quand elle illumine
La terre de sa lumière cuivrée
Viens
Déesse de Chypre
Écarte les lèvres écarlates
De ta vulve délicate
Que je goûte
Pour apaisser ma soif
Ton délicieux nectar

Pour toi, seule,
Je m'offre, toute entière,
En libation
Sur l'autel
De ta jeunesse
O Aphrodite
Offre-la moi, toute vierge
en cadeau divin.
Qui d'autre que Toi, O ma Reine
peut m'honorer
Et m'offrir de tels présents?
Ce voeu, je le chante, devant Toi
et pour lui plaire.

Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes homosexuel, avril 2003) © 2003 Jean-Pierre Lapointe (en hommage à la poétesse Sappho, musique from Midi World Archives)
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| Sappho
Jeudi 18 octobre 2007
Publié
le 2007-10-18 21:25:20
par marcopolo
Le Priapus
LE PRIAPUS. sive diversorum poetarum in Priapum lusus.
.
Épigrammes joviales sur le Priape.
Introduction au Priapus
Le dieu Priapus était représenté par des statues
qui ornaient les jardins privés des riches Romains,
dont le but était de promouvoir la fertilité
et de prévenir la dépradation du jardin.
Les statues étaient rudimentaires
et sculptées dans des troncs d'arbre,
et prenaient une forme humaine,
avec un phallus priape de dimension démesurée
qui pouvait être utilisé également comme gourdain
pour chasser les voleurs du jardin.
En hommage au dieu, de courts poèmes en latin
ont été écrits par plusieurs auteurs de cette époque.
Ces épigrammes ornaient la base des statues.
La présente version est à mon avis,
la seule publiée en français sur le Web;
elle est produite à partir d'un texte latin
et d'une traduction anglaise de
Leonard C. Smithers and Sir Richard Burton.
Truffée de mots incompréhensibles et inventés
j'ai du interpréter plusieurs de ces mots,
en inventer beaucoup d'autres
et modifier le sens de certaines phrases
tout en essayant de conserver
l'esprit jovial et libertain des textes.(Toute information concernant l'existence d'une autre version en langue française sera bien appréciée.) Marco Polo ou le voyage imaginaire (interprétation d'un texte ancien, avril 2003) ©2003 Jean-Pierre Lapointe Musique, empruntée aux archives du Web.
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| Priapus
Mardi 16 octobre 2007
Publié
le 2007-10-16 14:16:31
par marcopolo
Cultes tantriques
Cultes tantriques.
 L'adoration du LINGHAM. La dévotion au YONI.
VAISHNAVA
TONACATL-COATL
je suis le puissant serpent-violeur-mâle
CIHUA-COHUATL
tu es la chair-vive de la déesse-mère
PHALLUS
je suis le membricule-arroseur du jardin-d'Eden
YONI
tu es la fleur-sanctuaire du péché originel
VAISHNAVA
je suis le goupillon-vainqueur du dieu-serpent
NAGA
tu es la femelle-reposoir du serpent de dieu
LINGAM
je suis le mat-baiseur du principe-mâle
LOTUS
tu es la conjoncture-femelle de mon mâle-principe
OSIRIS
je suis le vaisseau-lune de celui qui a soif
HASTORETH-KARNAIM
tu es la déesse-vache génitrice qui m'allaites
OM MANI PADMI HUM
je suis le chantre de la naissance de Padmipani
VISHNU
tu cherches la porte-puits de la femelle-conque
SIVA
je suis l'exhibitionniste qui fait tournoyer ses mâle-lingams
SANI
tu es le serpent-à-double-queue du Dieu-phallique
PADMIPANI
je suis le dieu-copulateur en ta fleur-de-lotus
PURUSHA
je suis l'esprit-maraudeur de ma semence-en-toi
SATRAP
tu es le tabernacle-femelle de celui dont le nom est
BRAHMA
ARGHA
tu es ma vulve-ostensoir en forme-de-fleur
ISWARA
je suis ton calice-ostie en forme-de-colombe
IONIM
je suis le principe-mâle derrière le déluge spermal
YONIYAS
tu es le yoni-bénitier qui a la forme-d'une-arche-de-Noah
JANUS
je suis la clef-maîtresse de ton principe-féminin
JONAH
tu es le temple-nef qui s'ouvre et se referme sur mon
PRIAPE
Le chevalier templier
Il fut obligé à dénier le Christ,
à cracher, à piétiner la croix,
à embrasser la bouche,
à embrasser l'anus,
à embrasser le nombril,
à embrasser les parties génitales
à embrasser les pieds
de l'officiant du temple.
Il fut obligé à assister au conclave secret
à délaisser son Sauveur,
à plutôt vénérer un chat,
à pratiquer des vices contre-nature
à adorer des idoles en forme de tête,
à adorer des idoles à trois visages
à vénérer des idoles à deux visages
à prier des idoles à un visage
à l'office du temple.
Il fut obligé à s'agenouiller devant le sauveur
à le décorer de parures fleuries
à se frotter contre lui
à demander son pardon
à lui quémander la richesse
à l'asperger de filtres charmeurs
à manipuler son appendice vital
le dieu-taureau nu.
Il fut ainsi digne d'être le premier chevalier templier
à expier ses fautes sur le bucher de l'Inquisition.
Shelah-na-Gig
Je suis le sculpteur
celui qui façonne dans la pierre rude
les statues des églises
avec leurs portes grandes ouvertes.
Et je te reproduis,
toi, la femelle immodeste et impure
la Shelah-na-Gig
avec ta vulve grande ouverte.
C'est pour avaler les hommes
ceux qu'on dit avoir le mauvais oeil
et je t'y installe bien en vue
avec ta vulve toute grande ouverte.
Face à l'église de Tipperary
pour qu'on succombe à ton charme,
toi la Julian the Giddy
qui a sa vulve bien en vue et toute grande ouverte.
Je suis le séducteur
celui qui façonne de ma tige rude
devant l'autel de Vénus
ta sainte vulve qui s'ouvre ainsi toute grande.
Sur les colonnes des monuments
en hommage à la soumission des peuples
Sesostri d'Égypte sculptait ainsi
la divine ouverture, l'organe reproductif des femelles.
Oh Phallus

Oh merveilleux Phallus
perché sur ton char
à qui nous dédions nos chants
bruyants, joyeux et licencieux
et que nous promenons triomphalement
dans les rues du village de nos pères.
Oh Liberalia,
car cela est ton nom,
et celui qui te coiffe avec cérémonie
de guirlandes et de fleurs
Le Bacchanalia qui est aussi
le Dionysos de nos ancêtres
Oh monstrueux Phallus
qui vacille sur ton char
balloté par mes frères et moi
gavés par le vin et la faim du vagin
vaincus de license extrême
rampant sous l'action du vice.
Oh licencieux Phallus
qui fornique sur le char
avec la déesse Vénus
la vierge-Mère de ma mère
jusqu'au temple de la Colline
décoré des organes sexuels de la déesse.
Oh antique Phallus
symbole de cette Floralia
ton char est guidé par des femelles en chaleur
criant leurs prières obcènes
elle font l'offrande de leurs corps dénudés
à l'assault de ta verge érigée
Oh joyeux Priapus
objet de nos festives orgies
qui fornique avec Demiselle la pute
gave-nous de ton filtre béni
pour assumer notre vice
qui est de se soulager sans elle
Je suis le crucifix géniteur
Je suis Dieu
Je suis Al El Il Ilos On Bel Jao Jah Jak
Je suis aussi Josh Brahma Eloihim Jupiter
Je suis également Jehovah
Je suis Dieu
Je suis le Dieu du pouvoir géniteur
Je suis le géniteur de nombreux enfants
Ils le sont également de nombreux enfants
Ils sont aussi des dieux
Ils sont El God Raguel Raphael Gabrael
Ils sont aussi Joel Phaniel Uriel Sarakiel Bethel Chapet
Ils sont également Eli Elijah
Ils sont Al El Il et interchangeables
Ils sont Jah Ju Jao Yho Lah Lao Lu i
Ils sont uns et interchangeables
Il est Om
Il exprime l'idée du mâle Créateur
Elle est Am Om Um Umma
Elle est la Déesse femelle
Elle est Amelia Emma
Elle dérive de Am
Il est On
Ils sont l'intégration en Abdon Onan Aijalon Ashcalon Exbon
Ils émanent de Ra Re Ri
Ils sont Rebekah Regem Rehoboam Reba
Ils illustrent la copulation sexuelle en Dieu
Je suis Dieu
J'ai les attributs de Dieu
Je suis fort puissant érigé haut ferme brillant
Je suis heureux gros splendide noble grandiose dur capable
Je suis érectible aussi
J'imite ainsi l'animal
Ils sont buffle éléphant âne bouc bélier lion
Ils sont salacieux et vicieux
Je suis l'homme fort
Je suis l'idée de Dieu
Je suis Dieu fait homme
Je suis aussi l'homme-Dieu
Je suis également grand et fort
Je suis le taureau de Dieu le bélier de Dieu le bouc de Dieu
Je suis Alah le pic-puissant
Je suis Jah Ariel le gland-grandiose
Je suis El l'élégant-élan Jah
Je suis Asher le mâle à l'organe-bien-érigé
Je suis Jah l'Amasai au membre-ferme
Je suis Ariel au puissant-lingam
Je suis On le Camon au pieux-pieu
Je suis Cainan et je le tiens bien-droit
Je vénère la croix
Je vénère le phallus érigé en la croix
Je suis le crucifix du Dieu-lingam
Je crois au pieu de Dieu
Je crois en Dieu
Je suis l'animus-sexus de Dieu
Je vénère la croix
Je vénère mon principe sexuel
Je suis homme
Je suis femme en même temps
Je suis la croix
Je suis l'emblême de mon organe mâle
Je suis la triade
je suis Un et trois.en même temps
Elle est la femelle
Elle est unie à la triade mâle
Nous sommes l'un et l'autre la quadrature sacrée
Nous sommes à nous deux la quadrature du cercle
la sainte triade
Il est dit la triade
Il est dit la sainte trinité
Il est la triade les trois personnes en Dieu
Il est la croix il est le crucifix
Il est la tria juncta in uno
Il est Asshur les trois appareils de Dieu
Il est Asher ou Ashur
Il est ainsi Il Ilos Ra Anu Hed Hoa
Elle est Beltis la déesse
Il est Asher Anu Hea Belti
Il est la quadrature du cercle
Il est ensuite Arba Arba-il
Ils sont les quatre grands Dieux
Ils sont le quadrilateral Créateur parfait
Ils sont à tous trois la Triade
Il est mâle Asher elles sont femelles Anu Hea
Ils sont trois personnes en un Dieu,
Ils sont la Trinité
Il est Anu
Il est aussi Al On Ra Il El Hos Helos Bel Baal Allah Elohim
Il est le symbole de Dieu
Il est l'emblême phallique.
Il est le crucifix et le crucifié en même temps
Il est la croix et le phallus tout autant
Ils sont Asher Anu Hea
Il est Asher le phallus le Linga le Membrum virile du Dieu-créateur
Il est l'unus cui membrum erectum est vel fascinum ipsum
A
S
H
E
R
ANU HEA
Elle est Anu la testicule-Déesse à la gauche du Linga d'Asher
Elle est Hea la testicule-Déesse à la droite du Phallus d'Asher
Elles sont Anu Hea les oeufs-testis du Membrum virile du Dieu-Asher
Yoni Tantra
Chakrapuja nous communions ensembles
Je suis le Sadhaka mâle
tu es la Navakanva femelle
nous nous rejoignons dans le Mithunam
je bois à ton Yauna
qui déborde du Yonitattva sacré
mon Linga s'invite au Sadhana
en se frottant à ton Yoni
et c'est ainsi, qu'il récite ce mantra:
"Je suis absorbé par le Yoni cakra
je suce le yoni au bout de ma langue
le yoni est dans mon esprit
le yoni est dans mes pores
le yoni est dans mes yeux.
Je suis dans le yoni.
Mon Sadhana est dans le Yoni.
ouvre-toi Yoni, ouvre-toi,
absorbe-moi
dans ta divine frontière
divin-yoni
yoni créateur de l'espace-temps
je suis dans la joie
je suis libéré
dans le yauna de la libation."
Tu es Shakti-Kundalini
je suis le Linga à ton yoni
tu es l'énergie de la déesse Battale-Seva
je pratique le culte de Lajja-gowri
tu es Yoni-Puja, la source du plaisir
je récite des makara au sein de ta Vulve-bénie
tu es le puits du Passage-Divin
je suis le disciple fidèle à ton Autel-sacré
tu es la Déesse-guru de mon initiation
je suis le Membrus-virile de ton église
tu es la créature-Vaginale du Tout
je suis le Foetus-imaginal de mes fantasmes
tu es Renuka la déesse virginale
je suis la Verge-virus à ton utérus
tu es la Vénus-vulve à mon calice
je suis la Tige-tortue à ton sistrum
tu es Yogini et ta fleur est sacramentale
je suis le Yogilinga de ta fleur
tu es Yonitattva la subtile énergie
je suis le cuniLingus assoiffé
tu es la Yonipushpa femelle
je bois à tes yoniques-Menstrues
tu es l'autel de mon onction-Mâle
je suis le sadhaka à ton Vagin-ostensoir
tu es l'Organe-maîtresse de l'orgasme
je suis ton Eunuque-massocrate violeur
tu es mon idolâtrie à ton Yoni-sattva,
je suis de ton KAMA
le LINGA-SUTRA
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