8a-La cuisine de l'amour
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Lundi 5 mai 2008

Moucharabiah (Poésie arabe)

Moucharabiah.

poésie arabe

extraits de poésie arabe.

 

 


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Parmi tous les vêtements, que Dieu confonde le voile!
tant que nous vivrons, ce sera un fléau pour les jeunes.

Il nous cache les belles, sans que nous puissions les voir,
camoufle les vilaines pour nous induire en erreur.



Adieu
poésie arabe
O Mayya! Tes lèvres par un orfèvre ciselées,
après le sommeil, et ton corps, tendre rameau brisé!

Je revois les deux prunelles, un cou gracile et blanc;
je revois les flancs alanguis ou affleure le sang,

uniques, tirant la poursuite, au mépris des gazelles...
nous tuant sans pitié, sous le blâme et la réprimande.

Elle a vu ma pâleur, elle a vu mes rides multiples, 
après les injures du temps et du siècle superbe,

dépouillant tout mon corps de sa frondaison de jeunesse;
feuilles mortes, quand on agite un rameau nu, qui tombent...

ou plutôt j'ai rompu l'étreinte, acceptant le refus,
et la soeur des Banou-Labîd en a été surprise.

DHOU'L-ROUMMAH (117-735)



Sur le sable, l'empreinte de nos corps
poésie arabe
Arrêtons-nous et pleurons au souvenir de l'aimée.
Maison près du banc de sable entre Dakhoul et Harmal,

Toudiha et Migrat, les vents du Nord et du Midi
leur étoffe ont tissé mais n'ont point effacé sa trace.

Mes compagnons près de moi ont arrêté leurs montures, 
disant: "Maîtrise-toi et fuis cette affliction mortelle."

Ma guérison, amis, c'est de laisser couler mes larmes;
mais doit-on s'affliger d'une trace effacée?

N'as-tu pas courtisé Oumm-oul-Houwayreth avant elle, 
et puis encore la belle Oumm-oul-Rabab à Ma'sal?

Quand elles se levaient, des effluves de musc partout
se répandaient, parfum d'oeillet porté par le zéphyr.

En les quittant, d'abondantes larmes avaient coulé
jusqu'à ma gorge et mon ceinturon en était mouillé.

Oui, plus d'un jour parfait d'elles tu as pu obtenir,
et surtout, parmi ces jours, celui de Darah-Djouldjoul.

Et cet autre ou j'ai tué mon cheval pour les pucelles, 
quelle surprise de les voir toutes décamper sous leur charge!

L'une à l'autre, les morceaux elles s'étaient arraché,
la viande, puis la graisse aux bords frangés comme la soie.

Je suis entré un jour dans le palanquin d'Onayza...
"Malheur! Tu vas me forcer d'aller à pied, me dit-elle."

et entre-temps le palanquin ployait avec nous deux...
et puis: "Descends, Imrou'l-Quays, tu fatigues ma bête."

Et moi de lui répondre: "Va, laisse filer sa longe; 
ne m'éloigne pas, de grâce, de ton fruit qui distrait...

J'ai visité des femmes comme toi, et même enceintes,
qui ont laissé leur nourrisson, entouré d'amulettes...

S'il pleurait, de moitié se tournaient vers lui, et mon soc
les pourfendait tranquillement, sans être détourné."

L'une un jour se refusa sur la colline de sable,
s'obligea de rompre, par un serment indissoluble.

poésie arabe
Doucement! ô Fatima, après ta coquetterie.
modère-toi, même si la rupture est décidée.

Cela t'a-t-il séduite de voir ton amour me tuer,
de constater que mon coeur t'obéit sans murmurer?

Si quelque créature t'a poussée à ma haïr,
sépare nos habits: tu verras qu'unique en est la trame.

Tes beaux yeux n'ont pleuré qu'afin de mieux lancer les traits
qui ont blessé à mort un coeur déchiré de douleur.

Au coeur même d'une alcôve imperméable au désir,
avec ma belle à loisir j'ai savouré mon bonheur.

J'avais passé à travers une troupe de gardiens
qui me guettaient, me préparant une mort infamante;

lorsque dans le ciel la Pléiade s'était déployée, 
comme un assortiment de perles sur une ceinture,

je suis entré, alors qu'elle avait pour dormir ôté
près du rideau ses habits, sauf la tunique légère.

"Non! Par Dieu! Ta ruse n'a pas de cours ici, dit-elle,
je vois que tes séductions sont loin de disparaître."

Je l'emmène aussitôt, lui ouvrant le chemin, mais elle,
traînant un manteau d'homme à terre, effaçait nos deux traces.

Lorsque nous eûmes traversé la place du village
et atteint le fond d'un vallon encerclé par les dunes,

de mes mains sur ses tempes je l'incline, elle se ploie
sur moi, taille mince et jambe prospère, ornée d'anneaux.

Svelte et blanche, elle n'offrait aucune ample solitude;
sa poitrine était lisse et polie ainsi qu'un miroir.

Reflets de refus ou désirs sur un visage lisse,
oeil complaisant d'un fauve de Wadjrah sur son petit,

un cou aussi beau que celui de la gazelle blanche,
délicat, lorsqu'il se dresse, et sans aucun ornement;

la chevelure abondante et très noire, ornant le dos.
riche ainsi qu'un rameau de palmier chargé de fruits;

et ses boucles rebelles se relèvent indomptées,
noyant les rubans dans un flot d'ondes enchevêtrées;

des flancs délicats, souples comme une corde tressée;
la jambe, un cep soutenu dans une terre irriguée,

et des miettes de musc dessus sa couche éparpillées,
elle dort, le soleil haut, en tenue négligée.

Elle prend, elle reçoit avec de tendres mains souples,
vrilles des vignes de Zabyi ou cure-dents d'Ishil;

à l'entrée de la nuit, elle dissipe les ténèbres,
tel un feu, la nuit, d'un moine voué au célibat.

L'homme doux s'éprend avec ardeur de femmes comme elle,
ayant ainsi grandi entre cuirasse et bouclier.

Pucelle dont l'or jaune fait ressortir la blancheur,
qu'a fait fructifier une eau abondante et salutaire...

les insensés parmi les hommes se sont consolés
de leur amour, mais le mien, mon coeur ne peut l'oublier.

IMROU'L-QUAYS (environ 540)




  

De ses longs cheveux se voilant...
poésie arabe
Le voile a glissé sans qu'elle voulût
le voir tomber.
D'une main le saisit et de l'autre,
nous fit signe
d'avoir à craindre Dieu, en réprimant
notre curiosité avide.

Une main aux doigts teints,
souple, aux extrémités déliées
comme fruits de l'anam,
qui semblent ne pouvoir
se nouer, tant est grande
leur délicatesse.

Puis, de ses longs cheveux noirs,
à demi bouclés, se couvrant,
elle se ploya comme la vigne s'appuie
sur l'étançon qui la soutient.

Puis elle te regarda comme
pour te rappeler que, malgré sa prière,
tu aurais pu obtenir ce que
tu n'as pas essayé de prendre...
lourd regard d'attente qu'un malade
adresse à ceux qui viennent lui rendre visite.

AL-NABIGHA AL-DHOUBYANI (environ 535-604)

                        
Partage
poésie arabe
J'éprouve une honte aux regards des humains quand je vois
les amants se succéder, et pense à mon successeur,

Quand, après un amour total, je m'abreuve à ta bouche,
et j'accepte de toi une étreinte atténuée,

Je vois toujours des fétus de paille dans une eau trouble,
et quand s'y abreuvent beaucoup de gens, elle est fangeuse.




Palanquin
poésie arabe
Je n'ai cessé de suivre les traces de la tribu,
jusqu'à ce que j'aboutisse devant le palanquin.

De son gîte alors je m'approchai à la dérobée
pour me glisser enfin par le chemin secret vers elle.

Entre la peau douce de ses mains teintes de henné,
elle tint ma tête pour en connaître le toucher.

"Par mon frère vivant et par la bonté de mon père,
dit-elle, j'alerte mes gens, si tu ne sors d'ici."

Par crainte des cris j'allais sortir quand elle sourit;
je vis alors que son serment ne serait pas tenu. 

J'embrassai sa bouche, tenant ses boucles dans mes mains, 
ivre, savourant l'eau fraîche dans le creux d'un rocher.


Une seule nuit avec toi...
poésie arabe
Encore enfant, 
je me suis lié 
par le désir d'elle, 
et ce désir avec moi 
n'a cessé de croître en âge 
jusqu'à ce jour, 
et d'augmenter en force 
et en intensité.

J'ai donc dilapidé 
ma vie, 
en attendant qu'elle veuille bien 
m'accorder ses dons; 
et, en elle, 
mes jours nouveaux, 
je les ai transformés 
en guenilles fatiguées.

Puissé-je enfin 
passer une seule nuit 
avec toi 
à Wadi'l-Qoura! 
Alors je m'estimerai 
heureux.

Car auprès d'elle 
et de ses compagnes, 
les propos les plus bénins 
me seraient
un sourire,
et tout assassiné 
deviendrait 
un martyr.


DJAMIL (environ 700)








Marco Polo ou le voyage imaginaire (poésie arabe de René R.Khawam) février 2005, Jean-Pierre Lapointe
(poésie accompagnée de manuscrits arabes, musique from Midi World Archives)



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Lundi 5 mai 2008

L'art d'aimer d'Ovide
 

L'Art d'aimer d'Ovide.
Livre Premier

L'Art d'Aimer d'Ovide.
Comment jeunes gens, chasser la femelle.




Préambule
L'Art doit gouverner l'Amour
S'il quelqu'un, quelque part, ne connaît rien de l'Amour, 
qu'il lise ce poème, et qu'il soit instruit ainsi de l'Art d'Aimer.
Ce n'est pas l'inspiration des divinités 
qui me dicte ce poème, mais bien l'expérience.
Écoute alors ce poète instruit par la pratique;
je ne te chanterai que la vérité qui est la mère de l'Amour.

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L'Art d'Aimer d'Ovide.
Voici le plan de ce poème:
Soldat qui affrontes, pour la première fois, des combats où tu es novice, 
   préoccupe-toi en premier lieu, de trouver l'objet de ton amour, 
consacre-toi ensuite, à séduire la jeune fille qui t'a plu, 
   et enfin, exerce-toi à faire durer cet amour. 
C'est le chemin que tu dois suivres si tu es avide d'aimer.


Voici les endroits où je te conseille de chasser:
Toi qui recherches un objet qui fixe ton amour pour longtemps, 
   apprends d'abord où se trouvent en grand nombre les jeunes filles.
Pour trouver, tu n'auras pas à parcourir une longue route.
Tant et de si belles filles se rencontrent dans ta ville, que l'on peut dire: 
   "Notre ville possède tous les genres de beauté qu'a pu produire l'univers."
Si tu es séduit par le charme de plus jeunes qui ne sont pas encore femmes, 
   s'offrira à tes yeux une jeune fille encore vierge. 
Si tu préfères une beauté déjà épanouie? 
Te plairont alors, mille d'entre-elles, dont la beauté est éblouissante, 
   que, malgré toi, tu ne sauras où fixer ton choix. 
Mais si, par hasard, tu aimes celle d'âge mûr et plus experte dans l'art de l'amour, 
   la meute sera alors plus abondante.


Les promenades et édifices publics sont des endroits favorables:
Tu n'as qu'à faire lentement les cent pas sur les voies publiques dans les marchés publics 
   et les lieux de commerce ou dans l'ombre des grands jardins aménagés.
N'oublie surtout pas les foires, et les fêtes de toutes sortes. 
Ne fuis pas non plus les lieux sanctifiés non plus que les lieux qui ne le sont pas
   car on y rencontre toutes sortes de femmes, des saintes et d'autres qui ne le sont plus.
L'Art d'Aimer d'Ovide.L'Art d'Aimer d'Ovide.
Les arênes sont également bien:
Les arênes, qui pourrait le croire, conviennent à l'Amour, et, 
   tout bruyants qu'ils soient, souvent une flamme y est née.
En ces lieux, souvent, un beau parleur ne peut trouver les mots pour séduire; 
   de nouveaux intérêts l'occupent et c'est pour lui-même qu'il plaidera. 


Le théâtre, l'endroit chéri par les mélomanes:
C'est surtout au théâtre avec ses gradins en demi-cercle que la chasse sera la meilleure: 
   ces lieux t'offriront plus que tu ne peux espérer. 
Tu trouveras là, de quoi aimer, de quoi lidibiner, de quoi conquérir au passage, 
   de quoi nouer une liaison durable. 
Les femmes dans leurs plus beaux atours, se pressent aux spectacles où va la foule; 
   j'ai souvent hésité de faire un choix devant leur trop grand nombre.
Elles y viennent pour voir; mais aussi pour être vues; 
   l'endroit est des plus périlleux pour leur chaste pudeur.
Tu regardes derrière toi, tu repères de l'oeil la femme que tu désires, 
   alors s'agitent dans ton coeur, mille pensées licensieuses. 
Crois-en mon expérience, le théâtre est rempli de pièges pour les belles 
   si tu sais t'y prendre et en faire bon usage.


Fréquente également le stade où de rares femelles feignent d'aimer la joute:
Ne néglige pas non plus les champs de courses où rivalisent des chevaux fringants.
Le public qui les fréquente, offre de multiples occasions. 
Tu n'auras pas besoin du langage des doigts pour exprimer tes secrets, 
   et les signes de tête ne sont pas nécessaires pour que tu aies une marque d'assentiment. 
Assieds-toi contre celle qui te plaît, tout près, nul ne t'en empêche; 
   approche ton corps le plus possible du sien; la disposition des lieux 
   et la dimension des sièges force les gens à se serrer, et la belle à se laisser toucher. 
Engage une conversation qui te servira de trait d'union, 
   et que tes premières paroles portent sur des banalités.
Si une poussière s'accroche à la poitrine de ta belle, que tes doigts l'enlèvent aussitôt 
   mais n'hésite pas à le faire s'il n'y en a pas.
Tout doit servir de prétexte à ta galanterie. 
Si son manteau est trop long, soulève-le avec empressement pour qu'il ne traine point dans la boue. 
En récompense pour ce zèle officieux, sans que ta belle puisse s'en fâcher,  
   tes yeux verront des jambes qui en valent la peine.


La zone historique de la ville est un endroit prisé:
Et lorsque débarquent, des wagons luxueux, des troupeaux d'étrangères. 
Dans cette foule égarée, tu n'auras pas été le seul à trouver l'objet passager à aimer.
La langue n'a pas pour seule fonction celle de parler, 
   applique-toi plutot à baiser celle qu'elle t'offrira.
Combien, hélas, sentirent ainsi pour une pure étrangère les tourments de l'amour!


Assure-toi de toujours triompher:
N'hésite pas à raconter tes expériences, tes voyages 
   et les aventures amoureuses qui sont le sujet de ta prose.
Jeunes gens et jeunes filles assisteront pleins de joie et pêle-mêle, à ton triomphe;  
   tous, le coeur dilaté par ce jour où tu triompheras; 
   si l'une d'elles demande le nom des héros, ou bien quels sont ces lieux, ces montagnes, 
   ces rivières dont tu décrits la beauté, tu dois répondre sans attendre les questions;
   même quand tu ne sais pas, parle comme si tu connaissais la chose à fond. 
Tu trouveras toujours des noms à mettre sur les lieux, les visages, 
   exacts si tu peux, du moins qu'ils soient vraisemblables.


Comment tu dois te comporter à table:
Tant d'occasions  se présentent à table, durant les repas, 
   et le bon vin n'est pas la seule chose qu'on puisse y goûter. 
Le vin est la boisson qui rend les coeurs aptes aux échanges amoureux;
   les soucis s'envolent et se noient dans de multiples libations. 
C'est alors que le rire naît; que le pauvre devient hardi; que la douleur disparaît, 
   et nos soucis et le stress qui rides notre front. 
Les âmes s'ouvrent alors en une franchise trop rare à notre époque; 
   c'est que Bacchus chasse les artifices en nous. 
Là souvent le coeur des jeunes hommes a été captivé par des belles; 
Mais n'accorde pas trop de foi à la trompeuse clarté de la lampe, 
   pour juger de la beauté, la nuit et le vin sont de mauvais conseil. 
C'est de jour et en plein air qu'il te faudra choisir.
La nuit dissimule les taches et est indulgente à toutes les imperfections; 
   à ces heures-là, toute femme te semblera belle. 
Laisse-toi conseiller par la clarté du jour pour juger des traits du visage 
   et des lignes du corps de la belle que tu choisiras pour tes ébats nocturnes.


Et comment agir en dehors de la grande cité:
En dehors de la grande cité, dans les grandes banlieues et la campagne 
   on ne peut compter les lieux propres à la chasse aux belles. 
En quittant ces endroits propices aux congrégations de femmes plus d'un, 
   le coeur percé d'une blessure s'est écrié:
"Non, je ne crois point ceux qui disent que ces lieux sont sans danger pour la faune."
L'Art d'Aimer d'Ovide.
Marco Polo ou le voyage imaginaire (interprétation d'un texte ancien) ©2003 Jean-Pierre Lapointe
Musique Bruce DeBoer, empruntée aux archives du Web.

Livre Premier: deuxième chapitre

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Lundi 5 mai 2008

Le Jardin Parfumé (introduction)
 





Des remarques générales au sujet de la Copulation 

Plaise à  Dieu, qui a placé le plus grand plaisir de l'homme 
dans les parties secrètes de la femme, et a destiné les parties  secrètes 
de l'homme à procurer le plus grand plaisir à la  femme. 
Il a  doté les parties de la femme d'une sensation agréable et satisfaisante  
que jusqu'à ce qu'elle ait été pénétrée par l'instrument de l'homme; 
c'est ainsi que les organes sexuels de l'homme ne connaissent ni le repos ni 
la quiétude  jusqu'à ce qu'ils soient entrés dans ceux de la femelle. 

C'est ainsi que s'effectue l'opération mutuelle. 
Cela se produit entre ces deux acteurs qui luttent, et qui s'imbriquent, 
en une sorte de combat animé. En raison du contact des parties inférieures des deux 
abdomens, le plaisir vient  bientôt par surgir. L'homme se met au travail comme 
s'il pilonnait ardemment, alors  que la femme le seconde par des mouvements lascifs; 
vient finalement l'éjaculation. 

Le baiser sur la bouche, sur les deux joues, sur le cou, aussi  bien que la succion 
de la chair des lèvres, sont des cadeaux de Dieu, destinés à provoquer 
l'érection au moment favorable. Dieu est également Celui qui a embellis 
la poitrine de la femme avec des seins, l'a pourvue d'un double menton, et a donné 
des couleurs brillantes à  ses joues. Il l'a également dotée d'yeux 
qui inspirent l'amour, avec des cils comme des lamelles polies. 

Il l'a pourvue d'un ventre arrondi et d'un beau nombril ainsi que 
d'une croupe majestueuse; et toutes ces merveilles sont soutenues par les cuisses. 

C'est entre ces dernières que Dieu a placé l'arme du combat; quand celle-ci 
est suffisamment équipée de chair, elle ressemble à la tête d'un lion. 
Cela s'appelle la vulve. Ah! combien d'hommes sont morts à cette porte? 
Et combien de héros reposent sur elles! 

Dieu a pourvu cet objet d'une bouche, d'une langue, de deux lèvres rouges 
avec des plissements; cela ressemble à la trace du sabot de la gazelle 
dans les sables du désert. 

Le tout est soutenu par deux colonnes merveilleuses, témoignant de  la force et 
de la sagesse de Dieu; elles ne sont pas trop longues ni trop courtes; 
et elles sont gratifiées de genoux flexibles, de mollets, de chevilles et de talons,
 sur lesquels reposent des bracelets précieux qui produisent des cliquetis tout le 
temps de la copulation.

Puis le Tout-Puissant a plongé la femme dans une mer de splendeurs, de volupté, 
et de délices, et il l'a couverte de vêtements précieux, 
avec des ceintures brillantes et des sourires provocants.  

Ainsi, félicitons et exaltons Celui qui a créé la femme et toutes ses beautés, 
avec ses chairs appétissantes; qui lui a donné des cheveux, un joli visage, 
une poitrine avec des seins qui se gonflent, et des manières amoureuses, 
qui font naître les désirs.

Le Maître de l'univers a consacré sur elle l'empire de la  séduction; 
tous les hommes, faibles ou forts, deviennent tous faibles 
pour l'amour de la femme. Par la femme, nous avons le choix entre 
la sociabilité ou la dispersion, le séjour ou l'émigration. 

L'état d'humilité dans lequel sont  les coeurs de ceux qui aiment et sont séparés 
de l'objet de leur amour, fait leurs coeurs brûler avec le feu de l'amour; 
ils sont opprimés d'un sentiment de servitude, de mépris et de misère; 
ils souffrent sous  les vicissitudes de leur passion: et tout ceci par suite de leur 
désir brûlant  pour le contact charnel. 

Moi, le serviteur de Dieu, et je Lui en suis reconnaissant, que  personne ne puisse 
pas un jour tomber amoureux des belles femmes, que  personne ne puisse 
échapper au désir de les posséder, que ce soit par le changement, 
le vol, ou la séparation.

Je témoigne qu'il n'y a qu'un seul Dieu, et que Celui-ci n'a aucun associé. 
J'adhérerai à  ce témoignage précieux  jusqu'au jour du dernier jugement. 

Je témoigne également à  notre Seigneur  et Maître, Mohammed, le serviteur 
et l'ambassadeur de Dieu, le plus  grand des prophètes (que la bénédiction 
et la pitié de Dieu soient avec lui et  avec sa famille et ses disciples!). 
Je garde des prières et des bénédictions   pour le jour du châtiment, ce moment terrible. 
Marco Polo ou le voyage imaginaire (interprétation d'un texte ancien) ©2003 Jean-Pierre Lapointe
Musique empruntée aux archives du Web.

Livre premier


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Vendredi 15 février 2008

ANANGA-RANGA

ANANGA-RANGA
Traité Hindou de l'Amour Physique.
Ananga-Ranga, traité Hindou de l'amour physique.
des quatre ordres de femmes.





Introduction à l'ananga-ranga
"Soyez purifié par Parvati 
la déesse-montagne 
Shambou la femme de Siva
qui a coloré les ongles de ses mains, 
blancs alors comme les eaux du Gange, 
avec de la laque, 
après avoir vu le feu sur le front de Shambou; 
qui a peint ses yeux avec du collyre, 
après avoir vu les teintes sombres du cou de Shambou, 
et dont tout le poil s'est hérissé de désir, 
après avoir vu dans un miroir les cendres sur le corps de Shambou!
l'Ananga-Ranga est dédié à qui désire étudier l'art 
et les mystères du plus grand plaisir de l'homme, 
et à ceux même qui possèdent le mieux 
la science et la pratique de l'amour et de la volupté!

Ainsi donc, vous tous qui lirez ces lignes, 
vous saurez quel délicieux instrument est la femme, 
quand on sait en jouer avec art; 
combien elle est capable de produire 
la plus exquise harmonie, 
d'exécuter les variations les plus compliquées
et de donner les plus divins plaisirs."

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1
des quatre ordres de femmes:

Comme pour la musique, il existe de nombreux types d'instruments ou tempéraments de la femme
parmi lesquels tu devras choisir celui qui te convient.


laPadminiPadmini
qui signifie sayujyata-moksha ou femme-lotus
celle que tu pénètres et que tu transformes ainsi
en l'essence de Dieu

laChitriniChitrini
qui signifie samipyata-moksha ou femme-artiste
celle qui te laisses la pénéter
croyant que tu es Dieu lui-même

laShankhiniShankhini
qui signifie sarupata-moksha ou femme-conque
celle qui se donne à toi
comme si c'était à Dieu lui-même

laHastiniHastini
qui signifie salokata-moksha ou femme-éléphant
celle qui se laisseras pénétrer par toi
comme si tu entrais dans la demeure de Dieu


2
des quatre ordres de moksha ou
dispense de Transmigration ultérieure.


Ces quatre divisions de la femme, selon leur tempérament, correspondent aux phases de la Moksha
la dimension spirituelle de la jouissance sexuelle.


sSayujyataayujyata:
absorption dans l'essence de Dieu

sSamipyataamipyata:
approche Divine

sSarupataarupata:
la ressemblance à Dieu

sSalokatoalokato:
la résidence dans la maison de Dieu


3
de l'art de distinguer de quel ordre est la femme

C'est par l'observation, que tu apprendras à la regarder car ne suffit pas de rencontrer la femme
il faut aussi la reconnaître, celle parmi tant de femmes qui saura te satisfaire.


pPadminiadmini
la femme en forme de lotus


son visage est plaisant
comme l'est la pleine lune
son corps est bien en chair
comme le Shiras
et il est doux
comme la fleur de moutarde
sa peau est fine
elle est tendre et belle
comme si c'était le lotus jaune
sa chair n'est jamais noire
mais elle est chaude
elle est pleine d'effervescence
comme si c'était un nuage
qui vient d'éclater
ses yeux sont brillants
et ils sont beaux
comme les yeux du faon
ses seins sont durs,
ils sont pleins et relevés
comme des phares érigés
son cou est taillé
comme un gentil coquillage
il est si délicat
que j'y vois la salive au travers
son nez est droit
il est gracieux
j'y vois trois rides dessinées
qui se prolongent
jusqu'à l'endroit
où se cache son ombilic
son Yoni ressemble
à un bouton de lotus il s'entrouve
et j'y puis goûter
à sa liqueur d'amour
elle est parfumée
comme celle du lis épanoui
elle marche
avec la noblesse d'un cygne
et sa voix est grave
elle jacasse elle est
comme la musique de l'oiseau Kolila
elle est de blanc vêtue
elle porte de fins bijoux
et de riches parures
elle mange peu
et elle dors avec légèreté
elle est décente et religieuse
en même temps
elle est adroite et courtoise
sa préoccupation continuelle
est d'adorer les dieux et de jouir
des conversations avec les Brahmanes
c'est ainsi qu'elle est padmini,
pour moi pour toi et pour les autres
la femme en forme de lotus


cChitrinihitrini
la femme-artiste

elle est ni grande ni petite
juste ce qu'il faut
ses cheveux sont noirs
comme les ailes d'une abeille,
elle a le cou fin,
il est rond et brillant
comme l'écaille
son corps est délicat
sa taille est élancée
comme celle du lion
ses seins sont durs et bien remplis
ses cuisses sont rondes
comme faites au tour
et ses hanches sont divinement saillantes
son Yoni est découvert
et il est sans poil
son Mont de Vénus
est doux au toucher
il est proéminent et rond
sa salive d'amour est chaude au goûter
elle est abondante et
elle a le parfum du miel
et durant l'acte charnel
son vagin produit un son
comme une noix que l'on brise
ses yeux sont mobiles
elle marche avec coquetterie
comme se balance l'éléphant
sa voix résonne quand elle chante
comme celle du paon
elle aime le plaisir
et aussi la distraction
elle excelle
dans toute sorte d'exercices
elle est experte
dans l'usage de ses mains
ses désirs charnels
ne sont pas violents
elle aime les perroquets
ainsi que tous les oiseaux
elle est chitrini
une femme-artiste
quand toi ou moi nous l'aimons


sShankhinihankhini
la femme-conque

elle a un tempérament bilieux
sa peau est toujours chaude
et elle est bronzée
ou d'un jaune brun sombre
comme la couleur du chocolat
son corps est grand
sa taille est épaisse
ses seins sont petits
comme des miches de pain
sa tête, ses mains et ses pieds
sont minces et longs
elle regarde du coin des yeux
son Yoni est moite
sa salive d'amour
y suinte toujours
il a la saveur du sel prononcé
sa fente est entourée
d'un poil très épais
sa voix est rauque et rude
une voix de basse
ou de contralto
sa démarche est précipitée
elle mange avec modération
et lui plaisent les habillements
les fleurs et les parures
de couleur rouge
elle a des accès
de passion amoureuse
qui lui échauffent la tête
et troublent son cerveau
et au moment de jouir
elle enfonce ses ongles
dans ta chair
elle est colérique
elle a le coeur dur
elle est insolente
et parfois vicieuse
elle est irrascible
et toujours disposée
à te chercher querelle
ainsi elle est
shankhini
la femme-conque
qui se laissera aimer par toi ou moi


hHatiniastini
la femme-éléphant

elle est de petite taille
son corps est trapu
et robuste
elle est blonde,
sa peau est d'un blanc mat
comme un nuage
ses cheveux sont bronzés
comme du charbon
ses lèvres sont fortes,
elles sont épaisses et sensuelles
sa voix est rude, sourde et rauque
comme le tonnerre
son cou est penché
son allure est lente
et elle marche en s'incliant
elle a les orteils crochus à un pied
sa salive d'amour
a la saveur du suc
comme au printemps
celui qui coule des arbres
ses tempes sont larges
comme celles de l'éléphant
elle est paresseuse
quand nous copulons
une baise prolongée
peut seule la satisfaire
la plus longue
étant toujours la meilleure
sans pouvoir jamais la satisfaire
hastini ainsi elle est
la femme-éléphant
qu'il faut aimer aussi


Maintenant que tu as choisi celle, parmi les femmes, qui convient le mieux à tes cordes,
ne crois pas la tâche accomplie pour autant, car pour la satisfaire pleinement durant l'acte charnel,
il te faudra étudier beaucoup d'autres préceptes que tu devras suivre.





Marco Polo ou le voyage imaginaire (Ananga-Ranga, traité Hindou de l'amour physique.) ©2002 Jean-Pierre Lapointe
Musique empruntée aux archives du Web.

4


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Mercredi 2 janvier 2008

Viens, rejoins-moi au banquet de l'Amour
 

Viens, rejoins-moi au banquet de l'Amour.

Un conte homosexuel inspiré du Banquet et du Phèdre de Platon.

Conte homosexuel inspiré du Banquet de Platon.

Le Menu du Jour et
la Carte des vains Désirs.





LE BANQUET EST SERVI SANS COMPLAISANCE:

Tous les plats et services sont inclus:
Platon: Plats cuisinés et assaisonnés par des extraits du Banquet et du Phèdre de Platon:.


LE BANQUET EST SERVI À LA CARTE:

Les plats du Premier service:
Marco Polo: à la recherche de la sciende de l'Amour, la rencontre avec Socrate dans les rues d'Athènes.
Salle du banquet: où sont servis les mets de l'Amour, les invités au banquet et ceux qui s'y sont invités.
Pausanias: sur les vertus aphrodisiaques et l'Amour du vin.
Eryximarque:: sur la nécessité de créer un hymne à la gloire du Dieu Amour.
Phèdre: sur les bienfaits de la vertu chez l'amant inspiré par l'Amour.
Pausanias: sur l'existence de deux dieux Amour comme de deux Aphrodites.
Les plats du Second service:
Aristophane: sur la nature d'Amour et comment deux êtres essaient de n'en faire qu'un seul.
Agathon: sur l'éloge au dieu Amour, la nature, la beauté et les vertus de l'Amour.
Socrate: sur l'Amour et les objets du désir aussi que sur l'Amour de la Beauté.
Les plats du Troisième service:
Socrate: sur quel genre d'Amant faut-il faire son choix.
Phèdre: sur la différence entre l'Amant qui aime et celui qui n'aime point.
Alcibiade: sur l'intrusion de l'Amant au banquet et comment il s'indiqne de l'infidélité de Socrate.
Socrate: sur la réplique aux invectives de l'Amant éconduit et sur les conseils à l'intention d'Agathon.
Le dernier plat, le dessert:
Diotime de Mantinée: sur l'enseignement aux choses de l'Amour et la nature diabolique d'Amour.
Diotime de Mantinée: sur l'immortalité, l'objet de l'Amour ainsi que les vertus de l'enfantement.
Marco Polo: le mot de la fin du voyageur solitaire et l'invitation au banquet de l'Amour.




Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes homosexuel, avril 2002) © 2002 Jean-Pierre Lapointe
(hommage à Platon et aux classiques, musique Coincidence de Daniel Lovas Midi World Archives)



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Vendredi 2 novembre 2007

Sapho
 

Sappho, la poétesse de Lesbos.

Un hymne lesbien dédié à l'immortelle Aphrodite.

sappho






sappho
O immortelle Aphrodite, fille de Zeus, qui engendre l'intrigue, je t'en supplie, ne laisse point le dégout ni le chagrin affliger mon âme. Mais viens ici, n'as-tu jamais auparavent écouté mes prières, quant tu venais, après avoir quitté la maison dorée de ton père, derrière ton char attelé de rapides et beaux passereaux, ils t'entraînaient vers la terre ombragée, secouant leurs ailes serrées et du haut du ciel franchissant l'éther azuré, Ils accouraient très vite; Et toi, bienheureuse Maîtresse, Le sourire sur ton visage immortel, Tu me parlais ainsi: sappho
"Quelle autre souffrance ma tendre Sappho, t'afflige ainsi, pourquoi crier vers Moi, quel désir, si ardent soit-il, travaille ton coeur insensé: Quelle est donc celle, pour qui, tu me supplies, aussi Persuasive que je puisse être, De partager avec toi son amour? Qui donc te fait injure, ma douce Sappho? Si elle te fuit maintenant, bientôt elle te poursuivras; si elle refuse tes avances; elle s'offrira d'elle même; si elle ne t'aime pas, elle t'aimera bientôt, qu'elle le veuille ou non." O très chère Reine Cette fois encore, viens à moi, délivre-moi de mes âpres soucis, tout ce que désire mon âme, exauce-le, et sois toi-même mon alliée dans ce combat." sappho
Elle est Pour moi L'égale des déesses Assise tout près de moi J'écoute sa douce voix me parler J'entends son rire candide Qui fait battre mon coeur A la voir juste un instant Je voudrais lui parler, Ma langue résiste Et subitement, Un feu subtil court sous ma peau, Mes yeux ne voient plus, Mes oreilles bourdonnent La sueur ruisselle sur mon corps Un frisson, soudain, me saisit. Je deviens aussi verte qu'une plante Et je semble, dans ma folie, Moins que morte, Mais il me faudrait oser, Oser pour m'envahir toute entière en elle. sappho
Ne prétends-tu pas que la plus belle chose qui soit au monde, est un attroupement de garçons ou d'éphèbes; ou encore, une cavalerie de mâles. Mais pour moi, la plus belle chose qui soit au monde, c'est elle, la belle dont je suis éprise. sappho
Il m'est aisé de te convaincre de cette vérité. A preuve, Hélène, qui avait le choix entre tant de beaux mâles Et qui choisit entre tous, celui qui devait être le tombeur de Troie. Sans se soucier de ses amours présents Entrâiné par l'enjoleuse Kypris il alla aimer au loin en cela infidèle envers ses maîtresses sa femme, ses enfants, sa patrie. Ah combien volage est la femme qui, dans sa légèreté, ne pense qu'au présent. sappho
Nul n'évoque à présent le souvenir d'Anactoria, dont la démarche gracieuse, et le visage éclatant, me feraient plus plaisir à voir que tous les mâles Lydiens délestés de leurs armures guerrières et qui me chargeraient à mon réveil. Je sais bien: on ne peut s'offrir en partage Le bonheur parfait Mais désirer qu'une part infime de celui-ci, Me pousse à dérober son coeur à l'improviste. sappho
Lorsque je te vois dans mes bras il me semble que tu es plus belle qu'Hermione et bien que ce soit téméraire de ma part je peux te comparer à la blonde Hélène, s'il m'est permis de te comparer à une déesse. Sache qu'à la vue de ta beauté je reste éveillée la nuit et tous mes soucis s'envolent sappho
Je t'en supplie, Congyla, reviens-moi et apparais-moi dévêtue de ta tunique Et que ta beauté enflamme mes désirs! De voir ainsi, enjôleuse, ta chair couleur de lait me fait tressaillir de désirs? Que la déesse de Chypre, que j'invoque dans mes prières Ne te reproche pas de me faire t'aimer ainsi Serai-elle jalouse que je t'en aimerais autant .....
sappho
Comme le vent qui vient de la montagne fait trembler les arbres Eros fait frisonner mon âme. Et je me vois dépérir Si pour un instant tu n'es plus là. Je ne sais plus ce qu'il me faut faire je sens mes pensées louvoyer entre deux voies L'une me mène à toi, L'autre, tu t'en doutes un peu Mais ne t'en dirai rien, Eros pourrait-il comprendre? sappho
Tu es là et je t'en remercie. J'aspirais après toi Tu as allumé en mon âme Un désir qui la dévore sans cesse Accepte, ô très chère Gyrinna D'entrer en mon âme Et puisses-tu jouir avec moi Aussi longtemps que je fus privé De ta présence auprès de moi. sappho
Je veux Étendre ton beau corps fatigué Sur le matelas soyeux De mon tendre corps Je veux t'aimer Autant qu'il se pourrait Aimer un mâle batailleur sappho
Jamais, jeune vierge En aucun temps En aucun espace Sous quelque soleil Dans quelque paradis Ou Adès s'il se peut Ne pourrait exister Qui puisse se comparer à Toi J'ai aimé plus qu'il n'en faut La belle Héro de Gyaros Plus rapide à la course Qu'instruite en l'art d'aimer. Je lui ai enseigné les chants Qui tourmentent sur son trône L'amoureuse Aphrodite Dont le sourire cruel Transcende la joulousie. sappho
Je t'ai aimée, Atthis, depuis longtemps Qui te croyait inexpérimentée en amour Mais puisque je suis ton amie Choisie une vierge plus jeune Car je ne consentirai pas Ta jeunesse étant le plus beau des biens A vivre avec toi en amante vieillie. Je me suis assoiffée de toi Comme un enfant au sein de sa mère Toi, objet de mes soucis. sappho
Elle m'a quitté Et je n'ai plus que le souvenir De ces douces nuits, enlaçées l'une à l'autre; Couchée près de moi, Sur ce lit moelleux, Je me suis gavé à ses seins laiteux J'ai bu la liqueur amère à sa bouche J'ai goûté au nectar débordant de sa vulve J'ai griffé sa chair de caresses sanglantes Elle apaisait toutes mes soifs. Et voici venir, amer et doux, L'invincible Eros Ce briseurs de rêves Qui me tourmente à nouveau Et qui t'éloigne de moi, Chère Atthis Qui succombes à nouveau Haletante, et brulante Au baiser d'Andromède. sappho
Tu es Plus belle qu'Aphrodite Tu es Plus blanche que le lait caillé Tu es Plus mélodieuse que la lyre Tu es Plus superbe qu'un cheval Tu es Plus charmante que la rose Tu es Plus précieuse que l'or Tu es Plus amante qu'un amant sappho
Tu es Comme la pleine lune Éclatante de beauté Quand elle illumine La terre de sa lumière cuivrée Viens Déesse de Chypre Écarte les lèvres écarlates De ta vulve délicate Que je goûte Pour apaisser ma soif Ton délicieux nectar sappho
Pour toi, seule, Je m'offre, toute entière, En libation Sur l'autel De ta jeunesse O Aphrodite Offre-la moi, toute vierge en cadeau divin. Qui d'autre que Toi, O ma Reine peut m'honorer Et m'offrir de tels présents? Ce voeu, je le chante, devant Toi et pour lui plaire. sappho




Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes homosexuel, avril 2003) © 2003 Jean-Pierre Lapointe
(en hommage à la poétesse Sappho, musique from Midi World Archives)



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Jeudi 18 octobre 2007

Le Priapus
LE PRIAPUS.
sive diversorum poetarum in Priapum lusus.
Priapus
Épigrammes joviales sur le Priape.





Introduction au Priapus

Le dieu Priapus était représenté par des statues
qui ornaient les jardins privés des riches Romains,
dont le but était de promouvoir la fertilité 
et de prévenir la dépradation du jardin.
Les statues étaient rudimentaires 
et sculptées  dans des troncs d'arbre,
et prenaient une forme humaine, 
avec un phallus priape de dimension démesurée
qui pouvait être utilisé également comme gourdain 
pour chasser les voleurs du jardin.
En hommage au dieu, de courts poèmes en latin 
ont été écrits par plusieurs auteurs de cette époque.
Ces épigrammes ornaient la base des statues.
La présente version est à mon avis,
la seule publiée en français sur le Web; 
elle est produite à partir d'un texte latin 
et d'une traduction anglaise de 
Leonard C. Smithers and Sir Richard Burton.
Truffée de mots incompréhensibles et inventés
j'ai du interpréter plusieurs de ces mots, 
en inventer beaucoup d'autres 
et modifier le sens de certaines phrases
tout en essayant de conserver 
l'esprit jovial et libertain des textes.
(Toute information concernant l'existence d'une autre version en langue française sera bien appréciée.)


Marco Polo ou le voyage imaginaire (interprétation d'un texte ancien, avril 2003) ©2003 Jean-Pierre Lapointe
Musique, empruntée aux archives du Web.

(Ces pages sont destinées aux seules personnes qui s'engagent à en protéger l'accès aux mineurs et autres personnes non-averties en accord avec les lois de leurs pays.
Appuyez pour retourner à la page d'accueil.)

(La pleine jouissance de ce moment d'extase sexuelle est conditionnelle au chargement complet des images et des sons.)
Priapus
(toucher le priape pour aller au début du récit.)


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Mardi 16 octobre 2007

Cultes tantriques
Cultes tantriques.
yoni
L'adoration du LINGHAM.
La dévotion au YONI.







VAISHNAVA
phallus et yoni
TONACATL-COATL
je suis le puissant serpent-violeur-mâle
CIHUA-COHUATL
tu es la chair-vive de la déesse-mère
PHALLUS
je suis le membricule-arroseur du jardin-d'Eden
YONI
tu es la fleur-sanctuaire du péché originel
VAISHNAVA
je suis le goupillon-vainqueur du dieu-serpent
NAGA
tu es la femelle-reposoir du serpent de dieu
LINGAM
je suis le mat-baiseur du principe-mâle
LOTUS
tu es la conjoncture-femelle de mon mâle-principe
OSIRIS
je suis le vaisseau-lune de celui qui a soif
HASTORETH-KARNAIM 
tu es la déesse-vache génitrice qui m'allaites
OM MANI PADMI HUM
je suis le chantre de la naissance de Padmipani
VISHNU
tu cherches la porte-puits de la femelle-conque
SIVA
je suis l'exhibitionniste qui fait tournoyer ses mâle-lingams
SANI
tu es le serpent-à-double-queue du Dieu-phallique 
PADMIPANI
je suis le dieu-copulateur en ta fleur-de-lotus
PURUSHA
je suis l'esprit-maraudeur de ma semence-en-toi
SATRAP
tu es le tabernacle-femelle de celui dont le nom est
BRAHMA
brahma
ARGHA
tu es ma vulve-ostensoir en forme-de-fleur
ISWARA
je suis ton calice-ostie en forme-de-colombe
IONIM
je suis le principe-mâle derrière le déluge spermal
YONIYAS
tu es le yoni-bénitier qui a la forme-d'une-arche-de-Noah 
JANUS
je suis la clef-maîtresse de ton principe-féminin
JONAH
tu es le temple-nef qui s'ouvre et se referme sur mon
PRIAPE
christ


Le chevalier templier lingam Il fut obligé à dénier le Christ, à cracher, à piétiner la croix, à embrasser la bouche, à embrasser l'anus, à embrasser le nombril, à embrasser les parties génitales à embrasser les pieds de l'officiant du temple. Il fut obligé à assister au conclave secret à délaisser son Sauveur, à plutôt vénérer un chat, à pratiquer des vices contre-nature à adorer des idoles en forme de tête, à adorer des idoles à trois visages à vénérer des idoles à deux visages à prier des idoles à un visage à l'office du temple. Il fut obligé à s'agenouiller devant le sauveur à le décorer de parures fleuries à se frotter contre lui à demander son pardon à lui quémander la richesse à l'asperger de filtres charmeurs à manipuler son appendice vital le dieu-taureau nu. inquisition Il fut ainsi digne d'être le premier chevalier templier à expier ses fautes sur le bucher de l'Inquisition. Shelah-na-Gig Tipperary Je suis le sculpteur celui qui façonne dans la pierre rude les statues des églises avec leurs portes grandes ouvertes. Et je te reproduis, toi, la femelle immodeste et impure la Shelah-na-Gig avec ta vulve grande ouverte. C'est pour avaler les hommes ceux qu'on dit avoir le mauvais oeil et je t'y installe bien en vue avec ta vulve toute grande ouverte. Face à l'église de Tipperary pour qu'on succombe à ton charme, toi la Julian the Giddy qui a sa vulve bien en vue et toute grande ouverte. Je suis le séducteur celui qui façonne de ma tige rude devant l'autel de Vénus ta sainte vulve qui s'ouvre ainsi toute grande. Sur les colonnes des monuments en hommage à la soumission des peuples Sesostri d'Égypte sculptait ainsi la divine ouverture, l'organe reproductif des femelles. Oh Phallus yoni
Oh merveilleux Phallus perché sur ton char à qui nous dédions nos chants bruyants, joyeux et licencieux et que nous promenons triomphalement dans les rues du village de nos pères. Oh Liberalia, car cela est ton nom, et celui qui te coiffe avec cérémonie de guirlandes et de fleurs Le Bacchanalia qui est aussi le Dionysos de nos ancêtres Oh monstrueux Phallus qui vacille sur ton char balloté par mes frères et moi gavés par le vin et la faim du vagin vaincus de license extrême rampant sous l'action du vice. Floralia Oh licencieux Phallus qui fornique sur le char avec la déesse Vénus la vierge-Mère de ma mère jusqu'au temple de la Colline décoré des organes sexuels de la déesse. Oh antique Phallus symbole de cette Floralia ton char est guidé par des femelles en chaleur criant leurs prières obcènes elle font l'offrande de leurs corps dénudés à l'assault de ta verge érigée Oh joyeux Priapus objet de nos festives orgies qui fornique avec Demiselle la pute gave-nous de ton filtre béni pour assumer notre vice qui est de se soulager sans elle Je suis le crucifix géniteur priapus Je suis Dieu Je suis Al El Il Ilos On Bel Jao Jah Jak Je suis aussi Josh Brahma Eloihim Jupiter Je suis également Jehovah Je suis Dieu Je suis le Dieu du pouvoir géniteur Je suis le géniteur de nombreux enfants Ils le sont également de nombreux enfants Ils sont aussi des dieux Ils sont El God Raguel Raphael Gabrael Ils sont aussi Joel Phaniel Uriel Sarakiel Bethel Chapet Ils sont également Eli Elijah Ils sont Al El Il et interchangeables Ils sont Jah Ju Jao Yho Lah Lao Lu i Ils sont uns et interchangeables Il est Om Il exprime l'idée du mâle Créateur Elle est Am Om Um Umma Elle est la Déesse femelle Elle est Amelia Emma Elle dérive de Am brahma Il est On Ils sont l'intégration en Abdon Onan Aijalon Ashcalon Exbon Ils émanent de Ra Re Ri Ils sont Rebekah Regem Rehoboam Reba Ils illustrent la copulation sexuelle en Dieu Je suis Dieu J'ai les attributs de Dieu Je suis fort puissant érigé haut ferme brillant Je suis heureux gros splendide noble grandiose dur capable Je suis érectible aussi J'imite ainsi l'animal Ils sont buffle éléphant âne bouc bélier lion Ils sont salacieux et vicieux Je suis l'homme fort Je suis l'idée de Dieu Je suis Dieu fait homme Je suis aussi l'homme-Dieu Je suis également grand et fort Je suis le taureau de Dieu le bélier de Dieu le bouc de Dieu Je suis Alah le pic-puissant Je suis Jah Ariel le gland-grandiose Je suis El l'élégant-élan Jah Je suis Asher le mâle à l'organe-bien-érigé Je suis Jah l'Amasai au membre-ferme Je suis Ariel au puissant-lingam Je suis On le Camon au pieux-pieu Je suis Cainan et je le tiens bien-droit Je vénère la croix Je vénère le phallus érigé en la croix Je suis le crucifix du Dieu-lingam




Je crois au pieu de Dieu lingham Je crois en Dieu Je suis l'animus-sexus de Dieu Je vénère la croix Je vénère mon principe sexuel Je suis homme Je suis femme en même temps Je suis la croix Je suis l'emblême de mon organe mâle Je suis la triade je suis Un et trois.en même temps Elle est la femelle Elle est unie à la triade mâle Nous sommes l'un et l'autre la quadrature sacrée Nous sommes à nous deux la quadrature du cercle la sainte triade testicule Il est dit la triade Il est dit la sainte trinité Il est la triade les trois personnes en Dieu Il est la croix il est le crucifix Il est la tria juncta in uno Il est Asshur les trois appareils de Dieu Il est Asher ou Ashur Il est ainsi Il Ilos Ra Anu Hed Hoa Elle est Beltis la déesse Il est Asher Anu Hea Belti Il est la quadrature du cercle Il est ensuite Arba Arba-il Ils sont les quatre grands Dieux Ils sont le quadrilateral Créateur parfait Ils sont à tous trois la Triade Il est mâle Asher elles sont femelles Anu Hea Ils sont trois personnes en un Dieu, Ils sont la Trinité Il est Anu Il est aussi Al On Ra Il El Hos Helos Bel Baal Allah Elohim Il est le symbole de Dieu Il est l'emblême phallique. Il est le crucifix et le crucifié en même temps Il est la croix et le phallus tout autant Ils sont Asher Anu Hea Il est Asher le phallus le Linga le Membrum virile du Dieu-créateur Il est l'unus cui membrum erectum est vel fascinum ipsum A S H E R Asher ANU      HEA Elle est Anu la testicule-Déesse à la gauche du Linga d'Asher Elle est Hea la testicule-Déesse à la droite du Phallus d'Asher Elles sont Anu Hea les oeufs-testis du Membrum virile du Dieu-Asher Yoni Tantra Chakrapuja nous communions ensembles Je suis le Sadhaka mâle tu es la Navakanva femelle nous nous rejoignons dans le Mithunam je bois à ton Yauna qui déborde du Yonitattva sacré mon Linga s'invite au Sadhana en se frottant à ton Yoni et c'est ainsi, qu'il récite ce mantra: Linga "Je suis absorbé par le Yoni cakra je suce le yoni au bout de ma langue le yoni est dans mon esprit le yoni est dans mes pores le yoni est dans mes yeux. Je suis dans le yoni. Mon Sadhana est dans le Yoni. ouvre-toi Yoni, ouvre-toi, absorbe-moi dans ta divine frontière divin-yoni yoni créateur de l'espace-temps je suis dans la joie je suis libéré dans le yauna de la libation." Tu es Shakti-Kundalini je suis le Linga à ton yoni tu es l'énergie de la déesse Battale-Seva je pratique le culte de Lajja-gowri tu es Yoni-Puja, la source du plaisir je récite des makara au sein de ta Vulve-bénie tu es le puits du Passage-Divin je suis le disciple fidèle à ton Autel-sacré tu es la Déesse-guru de mon initiation je suis le Membrus-virile de ton église tu es la créature-Vaginale du Tout je suis le Foetus-imaginal de mes fantasmes tu es Renuka la déesse virginale je suis la Verge-virus à ton utérus tu es la Vénus-vulve à mon calice je suis la Tige-tortue à ton sistrum tu es Yogini et ta fleur est sacramentale je suis le Yogilinga de ta fleur tu es Yonitattva la subtile énergie je suis le cuniLingus assoiffé tu es la Yonipushpa femelle je bois à tes yoniques-Menstrues tu es l'autel de mon onction-Mâle je suis le sadhaka à ton Vagin-ostensoir tu es l'Organe-maîtresse de l'orgasme je suis ton Eunuque-massocrate violeur tu es mon idolâtrie à ton Yoni-sattva,
je suis de ton KAMA Yoni
le LINGA-SUTRA




Marco Polo ou le voyage imaginaire (Cultes légendes et mythes, mars 2006) © 2006 Marco Polo
(musique from Midi World Archives)


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